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Le Sénat exclut un deuxième jour de repos dans le cadre de la réforme du travail – El Financiero

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Publié le 8 février 2026 03:17:00. La réforme visant à réduire la semaine de travail au Mexique à 40 heures suscite un débat intense au Sénat, notamment concernant le nombre de jours de repos obligatoires, un point de friction entre gouvernement, syndicats et législateurs.

  • La proposition de loi en discussion privilégie la réduction du temps de travail hebdomadaire à 40 heures sans remettre en question le jour de repos obligatoire actuel.
  • Les organisations de travailleurs et les experts estiment que deux jours de repos consécutifs sont essentiels pour garantir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
  • La transition vers la semaine de 40 heures se fera progressivement, avec une réduction de deux heures par an à partir de 2027, pour atteindre l’objectif en 2030.

La réforme de la durée du travail au Mexique franchit une étape cruciale au Sénat, mais le nombre de jours de repos obligatoires reste un sujet de controverse. Alors que le gouvernement ambitionne de réduire la semaine de travail de 48 à 40 heures, les discussions portent sur la préservation des acquis sociaux et l’impact réel de cette mesure sur les conditions de travail.

Lors d’un bref échange avec la presse, le sénateur du parti Morena, Oscar Canton Zetina, a précisé que la proposition actuellement examinée en commission priorise la réduction de la durée hebdomadaire du travail sans remettre en cause la garantie constitutionnelle d’un seul jour de repos obligatoire.

« Nous maintenons ce qui est prévu par la Constitution actuelle : un jour de repos obligatoire. L’élément central de cette initiative est la réduction à quarante heures de travail. »

Oscar Canton Zetina, sénateur de Morena

Selon le législateur, cette mesure permettra aux travailleurs de percevoir le même revenu tout en travaillant moins d’heures.

Le cœur du débat : 40 heures contre jours de repos

L’initiative gouvernementale prévoit une diminution progressive du temps de travail jusqu’à atteindre 40 heures par semaine en 2030, sans inclure explicitement l’obligation d’accorder deux jours de repos consécutifs par semaine.

Pour de nombreux travailleurs et spécialistes du droit du travail, bénéficier de deux jours de repos obligatoires est une revendication historique essentielle pour concilier vie professionnelle et vie personnelle. Cependant, le texte en cours d’élaboration au Sénat maintient le régime actuel : un jour de repos payé pour six jours travaillés.

Les organisations et groupes professionnels ont exprimé leur mécontentement face à cette orientation. Ils soulignent que le maintien d’un seul jour de repos hebdomadaire contrevient à l’esprit initial de la réforme et constitue même un recul des droits des travailleurs, alors que la réduction du temps de travail était censée les renforcer.

Le groupe parlementaire du Mouvement citoyen a mis en garde contre l’absence d’un second jour de repos et la possibilité pour les entreprises de répartir les 40 heures de travail sur six jours, ce qui pourrait pénaliser les travailleurs, en particulier ceux qui ont de longs trajets domicile-travail.

La mise en place progressive de la journée de 40 heures

Le projet de loi prévoit que la transition vers la semaine de 40 heures soit progressive : la durée du travail serait réduite à 46 heures par semaine en 2027, puis de deux heures chaque année jusqu’à atteindre 40 heures en 2030, permettant ainsi aux entreprises de s’adapter sans affecter les salaires ou les avantages sociaux.

Outre cette réduction progressive, l’initiative comprend des mesures telles que l’augmentation de la limite des heures supplémentaires autorisées et la mise en place d’un enregistrement électronique obligatoire pour contrôler le respect des nouvelles réglementations du travail.

Oscar Canton a défendu l’idée que la réforme vise à favoriser la flexibilité et à adapter les horaires de travail aux besoins des différents secteurs d’activité, plutôt que d’imposer un schéma rigide de jours de repos. Il a souligné que des secteurs comme l’énergie ou les services pourraient négocier en interne la répartition de leurs horaires de travail, à condition de respecter la limite hebdomadaire.

Quand la journée de 40 heures sera-t-elle discutée au Sénat ?

Ignacio Mier, coordinateur du groupe Morena à la Chambre des députés, a annoncé que les commissions sénatoriales débuteront l’analyse de la réforme sur la durée du travail mardi prochain, marquant ainsi le début officiel du processus législatif.

Il a souligné que l’objectif est de ne pas remettre en cause les droits acquis ni les avancées sociales obtenues ces dernières années, tout en garantissant que le secteur productif, qui compte plus de 23 millions de travailleurs affiliés à l’IMSS (Instituto Mexicano del Seguro Social), ne soit pas pénalisé, étant donné que la moitié d’entre eux travaillent déjà selon ce modèle.

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