Publié le 7 février 2026. L’Association médicale américaine (AMA) et la Société américaine des chirurgiens plasticiens (ASPS) recommandent de reporter les interventions médicales visant à modifier le genre jusqu’à l’âge adulte, invoquant un manque de preuves solides sur les conséquences à long terme. Cette prise de position intervient dans un contexte de débat croissant et après un récent verdict judiciaire accordant des dommages et intérêts à une patiente ayant subi une opération irréversible à l’adolescence.
- L’AMA et l’ASPS estiment qu’il existe des preuves insuffisantes et des recherches de qualité inégale concernant les effets à long terme des traitements de modification de genre chez les mineurs.
- Un jury new-yorkais a récemment accordé 2 millions de dollars à une femme ayant subi une ablation mammaire à 16 ans, estimant qu’elle n’avait pas été suffisamment informée des risques.
- Un projet de loi est en cours de discussion au Wisconsin pour permettre aux personnes lésées par de tels traitements de poursuivre les prestataires de soins.
Les deux organisations médicales de premier plan ont annoncé cette semaine qu’en l’absence de données probantes claires, les interventions chirurgicales chez les mineurs devraient généralement être différées jusqu’à l’âge adulte. L’AMA, qui représente la plus grande organisation nationale de médecins, a déclaré s’aligner sur la Société américaine des chirurgiens plasticiens (ASPS) sur ce point.
Cette recommandation fait suite à une surveillance accrue des soins de transition de genre offerts aux mineurs. Un récent verdict rendu par un tribunal de New York a mis en lumière les préoccupations concernant le consentement éclairé et les conséquences potentielles de ces traitements. Le jury a estimé que la patiente, opérée à 16 ans pour une ablation mammaire, n’avait pas été pleinement informée des implications physiques et psychologiques à long terme de l’intervention.
Au Wisconsin, le sénateur Hutton, auteur du projet de loi SB405, estime que cette évolution est un signal important. Ce projet de loi créerait un recours civil pour les mineurs ayant subi des dommages suite à des traitements médicaux de modification de genre avant l’âge de 18 ans, leur permettant de poursuivre en justice jusqu’à l’âge de 33 ans.
« Les enfants souffrant de problèmes de santé mentale doivent être traités avec compassion et des soins appropriés, et non avec des médicaments et des scalpels. »
Hutton, sénateur
Le projet de loi vise à garantir que les mineurs lésés par des procédures non éprouvées puissent obtenir réparation et que les normes médicales les plus strictes soient appliquées lorsqu’il s’agit de la santé des enfants. Hutton souligne que l’AMA et l’ASPS reconnaissent implicitement les incertitudes entourant les effets à long terme des traitements hormonaux (bloqueurs de puberté, hormones croisées) et des interventions chirurgicales.
« Il est clair que le consensus médical continue d’évoluer. Les conséquences complètes de ces traitements finiront par devenir claires, mais en attendant, les patients devraient pouvoir obtenir justice s’ils deviennent victimes de ce processus d’apprentissage dans les années à venir. »
Hutton, sénateur
Hutton a également déclaré que les décideurs politiques devraient prendre en compte ce changement d’orientation des principales organisations médicales et adopter une approche prudente. Il estime qu’il est essentiel d’établir des normes plus élevées en matière de soins médicaux pour les enfants.