Mis à jour le 14 octobre 2025 à 16h38. Le Parti du Centre (Sp) entend pousser le gouvernement à honorer un accord sur le financement des retraites des jardins d’enfants privés, espérant ainsi rétablir l’égalité de traitement avec le secteur public. Le Parti du Progrès (Frp) a annoncé son soutien à cette démarche.
- Le Storting demande au gouvernement de mettre en place un dispositif pérenne pour couvrir les coûts réels des retraites dans les crèches privées.
- Ce nouveau système, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2026, vise à assurer une compensation financière équivalente à celle des structures publiques.
- Une réduction des subventions en 2022 avait déjà mis en difficulté financière près de 40% des crèches privées.
Le Parti du Centre (Sp) s’apprête à demander des comptes au gouvernement. Par la voix de Simen Velle, porte-parole du Parti du Progrès (Frp) pour l’éducation, le soutien de son propre parti à cette initiative a été confirmé. L’objectif est clair : obliger le gouvernement à concrétiser un accord bipartite sur le financement des jardins d’enfants privés, conclu avant l’été. Cette proposition stipule que les crèches privées pourront désormais couvrir leurs dépenses de retraite réelles et documentées, une mesure visant à garantir l’équité entre les établissements municipaux et privés.
Cette démarche intervient dans un contexte tendu. Depuis 2022, une réduction significative des allocations de retraite pour les jardins d’enfants privés, motivée par la crainte d’un surfinancement, a engendré une baisse d’environ 600 millions de couronnes norvégiennes (NOK) de subventions. Cette mesure est largement considérée comme un facteur majeur dans la précarisation économique de nombreux établissements, menant à la fermeture de 248 jardins d’enfants, impactant ainsi des milliers d’enfants, de familles et de professionnels.
La proposition détaillée prévoit un système de demande permanent pour la couverture des dépenses de retraite. Les crèches devront justifier leurs frais, y compris les coûts permanents liés à l’Accord Cadre de Pension (AFP). La participation des communes sera plafonnée aux dépenses équivalentes dans le secteur public, excluant les fonds de primes municipales des calculs. L’entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2026, avec un financement intégral des surcoûts pour les communes.
Simen Velle, du Frp, a salué le mouvement du Sp, qu’il qualifie de « enfin sensé », exprimant sa satisfaction quant à la perspective d’une alliance avec la droite sur ce dossier. Il a souligné que les fermetures de crèches n’étaient pas une question d’alignement politique, mais une nécessité pour assurer la viabilité d’un secteur essentiel. Le représentant du Frp a insisté sur la constance de son parti sur ce sujet, défendant des subventions de fonctionnement pérennes pour les jardins d’enfants privés.
Erling Sande, du Sp, a réfuté l’idée d’un « retournement » politique, affirmant que le parti cherchait simplement à faire appliquer un accord existant. « Nous promouvons cette proposition car nous pensons que le Parti travailliste (Ap) doit donner suite à l’accord sur les jardins d’enfants que nous avons conclu ce printemps », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté d’une parité entre les régimes de retraite privés et municipaux.
Marius Iversen, responsable de la communication de l’association des jardins d’enfants privés, s’est réjoui de cette avancée. Il a qualifié cette décision de « très importante » et d’« un message clair » quant à la couverture des coûts réels de retraite dès 2026. Il a également souligné l’importance de l’égalité de traitement pour les employés, que ce soit dans les structures publiques ou privées, un facteur crucial pour attirer et retenir les professionnels qualifiés dans un secteur en croissance.