Publié le 2025-10-11 09:12:00. Une percée significative dans la lutte contre les complications post-opératoires abdominales a été annoncée. Des chercheurs, en collaboration avec des institutions internationales et une start-up américaine, ont développé un hydrogel innovant capable de réduire drastiquement la formation d’adhérences péritonéales, ces tissus cicatriciels redoutés.
- Un spray d’hydrogel révolutionnaire prévient les adhérences péritonéales, une complication fréquente après chirurgie abdominale.
- Ce gel intelligent, liquide à basse température et solide à température corporelle, agit comme barrière physique et modulateur biologique.
- Des essais concluants sur modèles animaux montrent une efficacité et une biocompatibilité supérieures aux méthodes actuelles.
Les adhérences péritonéales, bandes de tissu cicatriciel formant après une intervention abdominale, représentent une source majeure de douleurs chroniques, d’occlusions intestinales et d’infertilité. Actuellement, aucune mesure préventive efficace n’existe, contraignant les patients à une réintervention pour y remédier. C’est dans ce contexte que ce nouvel hydrogel, développé par la start-up américaine TYBR Health, apporte une solution prometteuse.
Appliqué directement par spray durant l’intervention chirurgicale, ce produit se distingue par sa composition unique. Issu de la matrice extracellulaire porcine, il présente des propriétés remarquables : sa fluidité à basse température facilite son administration, tandis qu’au contact de la température corporelle, il se solidifie en un gel qui adhère fidèlement au site opératoire. Au-delà de son rôle de barrière physique empêchant les organes de se coller, l’hydrogel agit comme un régulateur biologique. Il protège les tissus des agressions mécaniques et inflammatoires, tout en inhibant un mécanisme cellulaire critique : la transition mésothélium-mésenchymateuse. Ce processus, responsable de la transformation des cellules protectrices du péritoine en fibroblastes, acteurs de la fibrose et des adhérences, est ainsi stoppé net.
Les études menées sur des souris et des lapins ayant subi des chirurgies abdominales ont démontré l’efficacité de cet hydrogel. Il favorise la régénération du mésothélium, la membrane recouvrant les organes et cavités, et réduit considérablement l’apparition d’adhérences. Son profil de biocompatibilité et d’efficacité surpasse nettement les stratégies préventives existantes.
« Il s’agit d’une approche innovante et cliniquement transférable qui pourrait améliorer le rétablissement de millions de patients opérés d’une chirurgie abdominale dans le monde. »
Dr. Pilar Sandoval, chercheuse au Centre de biologie moléculaire Severo Ochoa (CBM)
Ces résultats positionnent cet hydrogel comme une stratégie thérapeutique d’avenir, susceptible d’améliorer la qualité de vie des patients et de réduire la charge économique pesant sur les systèmes de santé à l’échelle mondiale.