Home Santé Le stress chez les truies allaitantes affecte peu le comportement maternel – Résumés

Le stress chez les truies allaitantes affecte peu le comportement maternel – Résumés

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Publié le 24 septembre 2025. Des recherches récentes mettent en lumière l’impact du stress maternel sur les truies et les conséquences potentielles sur le développement de leurs petits, notamment en termes de gestion du stress dès les premiers jours de vie. Une étude approfondie a exploré les liens entre les réactions physiologiques et comportementales des truies et des porcelets.

  • Le stress vécu par les truies pendant la lactation peut modifier leur comportement maternel.
  • Des taux de cortisol plus élevés ont été observés chez les truies stressées, avec des implications possibles pour leurs petits.
  • L’environnement d’élevage et la présence de congénères peuvent influencer la réaction des porcelets face à la séparation maternelle.

Les truies, dans les systèmes d’élevage porcin modernes, sont confrontées à de nombreux défis, souvent liés à des conditions de logement qui peuvent être loin de l’idéal. Ces conditions peuvent engendrer un stress important pendant la période de lactation, une phase cruciale pour le développement des porcelets. Ce stress maternel peut se traduire par des modifications dans les comportements de soins prodigués aux petits, influençant ainsi leurs premières expériences et leur adaptation future.

Pour mieux comprendre ces mécanismes, des chercheurs ont mené une étude visant à évaluer l’influence du stress maternel sur les comportements de soins, en analysant notamment l’agressivité des truies, la durée des périodes d’allaitement et leurs interactions sociales avec les porcelets. Parallèlement, ils se sont intéressés aux variations physiologiques, en mesurant les niveaux de cortisol – une hormone clé dans la réponse au stress – et d’ocytocine, impliquée dans le lien social.

L’étude a également examiné l’impact de différents environnements d’élevage sur la réaction des porcelets lors d’une séparation maternelle. Les porcelets ont été séparés de leur mère soit individuellement, soit en présence d’autres portées, afin d’évaluer les effets de l’isolement social sur leur comportement.

La méthodologie employée consistait à soumettre les truies, du 2e au 15e jour de lactation, à une injection d’hormone adrénocorticotrope (ACTH) – pour simuler une situation de stress élevé – ou de solution saline (groupe témoin). Des échantillons de lait et de salive ont été prélevés pour mesurer les concentrations de cortisol et d’ocytocine. Des observations comportementales et des prélèvements de salive pour l’analyse du cortisol ont également été réalisés lors d’une séparation maternelle de quatre heures, suivie d’une réunion, ainsi qu’une journée de contrôle.

Les résultats ont révélé une augmentation significative des concentrations de cortisol dans la salive et le lait des truies traitées à l’ACTH. Cependant, aucune différence comportementale significative n’a été observée entre les truies stressées et les truies témoins lors des séparations ou des retrouvailles, bien qu’une tendance ait été notée : les truies ayant reçu l’ACTH avaient moins tendance à s’allonger sur le côté les jours de contrôle. L’environnement d’élevage n’a pas eu d’effet significatif sur l’activité ou les hormones des porcelets. En revanche, lors des retrouvailles, les porcelets issus de mères témoins ont manifesté une préférence plus marquée pour le contact avec leur mère qu’avec leurs congénères, comparativement aux porcelets dont les mères avaient été traitées. Enfin, les porcelets hébergés en groupe pendant la séparation ont présenté des niveaux de cortisol inférieurs à ceux hébergés individuellement.

En conclusion, bien que les truies traitées à l’ACTH n’aient pas manifesté de signes comportementaux évidents de stress accru, les modifications physiologiques observées dans leur lait pourraient avoir des conséquences à long terme sur le développement des porcelets. Ces résultats soulignent l’importance de prendre en compte le bien-être des truies et l’impact de leur état physiologique sur la santé et l’adaptation de leur progéniture.

Cathinka C. Jørgensen, Ulrike Gimsa, Liza R. Moscovice, Peu d’effets du stress lactationnel des truies sur le comportement maternel, mais physiologie altérée avec des implications pour l’adaptation au stress en début de vie des porcelets, Applied Animal Behaviour Science, 2025, 106675, ISSN 0168-1591.

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