Publié le 2025-10-14 12:45:00. Un supermarché très fréquenté du nord de la ville de Cork a été contraint de fermer à deux reprises le mois dernier. L’Autorité irlandaise de sécurité des aliments (FSAI) a invoqué une « menace grave et immédiate pour la santé publique » en raison de la présence avérée de parasites.
- Des preuves d’activité parasitaire ont été découvertes à deux reprises en septembre dans le supermarché Singleton’s SuperValu à Hollyhill, selon des documents officiels.
- Ces inspections ont mené à deux ordonnances de fermeture émises par la FSAI, l’une du 4 au 6 septembre, et la seconde du 29 septembre au 6 octobre.
- Le propriétaire, Crimdale Developments Limited, est actuellement en redressement judiciaire.
Les documents de la FSAI, publiés mardi, détaillent la nature des infractions constatées. Lors de la première fermeture, le 4 septembre, des signes d’infestation ont été repérés dans la zone charcuterie, avec des « chutes de rongeurs sous l’unité de boulangerie/le comptoir chaud » et des ouvertures suspectes à l’arrière de ce dernier. Le rapport soulignait alors l’absence de procédures adéquates de lutte antiparasitaire et un manque de réactivité pour y remédier, concluant à un risque sérieux pour la santé publique et la potabilité des aliments.
Une situation similaire s’est reproduite fin septembre. Le 29 septembre, une nouvelle ordonnance de fermeture a été émise suite à la découverte de « preuves d’activité parasitaire sous et derrière l’unité de réfrigération à offre spéciale » dans l’atelier, ainsi que des trous ou des interstices sur la paroi creuse derrière une étagère de confiseries. Là encore, la FSAI a constaté une menace grave et immédiate pour la santé publique.
Le supermarché, désormais rouvert, appartient à la société Crimdale Developments Limited, qui fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire. Interrogé lors de la première fermeture, un porte-parole de Musgrave, franchisé SuperValu, avait confirmé la fermeture pour « travaux de maintenance essentiels suite à l’identification d’un problème de lutte antiparasitaire ». Il avait assuré que des mesures immédiates avaient été prises, faisant appel à des sous-traitants externes, et que le magasin avait rouvert normalement le 6 septembre, la santé des clients et du personnel étant leur « priorité absolue ».
Au moment de la seconde ordonnance de fermeture, Musgrave n’avait pas souhaité commenter. Sollicitée à nouveau suite à la publication des détails des ordonnances, l’entreprise n’a pas fourni de déclaration supplémentaire.