Publié le 20 février 2026 à 16h51. Une équipe internationale d’astronomes a découvert un protoamas de galaxies exceptionnellement massif, formé seulement un milliard d’années après le Big Bang, remettant en question les modèles actuels de formation des structures cosmiques.
- La découverte a été rendue possible grâce aux observations combinées du télescope spatial James Webb et de l’observatoire à rayons X Chandra de la NASA.
- L’objet, baptisé JADES-ID1, possède une masse estimée à environ vingt mille milliards de fois celle du Soleil.
- Sa formation rapide et précoce pose un défi aux théories cosmologiques standard.
Les astronomes ont identifié JADES-ID1 dans le cadre de l’étude approfondie JADES (JWST Advanced Deep Extragalactic Survey). Cet amas en formation est caractérisé par une concentration importante de galaxies liées par la gravité, immergées dans d’immenses nuages de gaz chaud. C’est la détection de ce gaz chaud, émettant des rayons X, qui a permis de confirmer la nature de protoamas de JADES-ID1.
La découverte est d’autant plus surprenante que JADES-ID1 se situe à une distance plus grande que ce que les modèles prédisaient pour un système de ce type. Cela suggère que la formation des structures à grande échelle dans l’univers primitif a pu être plus rapide et plus efficace dans certaines régions que ce que l’on pensait.
« Auparavant, nous découvrions de très grandes galaxies et des trous noirs peu de temps après le Big Bang, et nous constatons désormais que les amas de galaxies peuvent également croître rapidement. »
Qiong Li, Université de Manchester
Une précédente étude menée par Qiong Li et Christopher Conselice avait déjà révélé cinq autres candidats protoamas dans le champ JADES. Cependant, JADES-ID1 est le seul à présenter des preuves claires de la présence de gaz chaud et à posséder une masse suffisante pour générer un signal de rayons X détectable.
Les chercheurs soulignent que comprendre comment ces protoamas ont pu se former si rapidement constitue désormais un défi majeur. La découverte implique que les premiers stades de l’évolution cosmique pourraient être plus dynamiques et complexes que ce que les modèles actuels laissent supposer.
« Le défi pour nous maintenant est de comprendre comment ces protocoles ont pu se former si rapidement. »
Christopher Conselice
Source: NASA
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