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Le vaccin corona aide à l’immunothérapie contre certains types de cancer

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Publié le 23 octobre 2025 à 13h35. Une étude innovante suggère que les vaccins à ARNm contre la COVID-19 pourraient considérablement améliorer l’efficacité de certains traitements anticancéreux, ouvrant une nouvelle piste pour combattre la maladie. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue *Nature*, indiquent une meilleure réponse immunitaire des patients combinant l’immunothérapie avec une vaccination corona récente.

  • Les vaccins à ARNm, tels que ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, semblent rendre les tumeurs plus sensibles à l’immunothérapie.
  • Chez les patients atteints d’un cancer du poumon avancé, la survie à trois ans a atteint 55,7 % dans le groupe vacciné contre 30,8 % dans le groupe non vacciné.
  • Cette combinaison pourrait représenter une « percée » majeure dans le traitement de certains cancers.

Cette découverte prometteuse repose sur des recherches menées par l’Université du Texas. Elle s’inscrit dans une compréhension plus profonde de l’interaction entre le système immunitaire et le cancer, une idée explorée depuis l’Antiquité. Les premières observations remontent à l’époque où des infections importantes semblaient paradoxalement mener à la rémission de tumeurs. Des expériences ont même été menées dès la fin du XIXe siècle avec des injections de bactéries pour tenter de vaincre le cancer, avec des succès ponctuels mais inexpliqués à l’époque.

L’immunothérapie, qui vise à mobiliser les défenses naturelles de l’organisme contre les cellules cancéreuses, rencontre souvent des limites. En effet, les cellules tumorales étant issues de cellules saines, le système immunitaire peine à les identifier comme une menace. L’immunothérapie aide à surmonter cet obstacle, mais son efficacité varie selon les individus. L’ajout d’un vaccin à ARNm pourrait donc élargir le cercle des bénéficiaires de ces traitements. Les chercheurs se sont particulièrement penchés sur le cancer du poumon et le cancer de la peau, deux types de cancers particulièrement sensibles aux dommages de l’ADN, qui rendent les cellules cancéreuses plus distinctes des cellules saines et donc plus reconnaissables par le système immunitaire, amplifiant ainsi l’effet du vaccin corona.

« Le mot ‘percée’ est souvent utilisé trop facilement, mais ici, j’oserais », a déclaré Marjolein van Egmond, immunologiste à l’UMC d’Amsterdam, soulignant l’importance de ces résultats. L’Association néerlandaise d’oncologie médicale (NVMO) a qualifié ces découvertes d' »impressionnantes », tout en appelant à la prudence, car ces recherches se basent sur des données de groupe. « Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l’applicabilité de cette approche à d’autres types de cancers et à différents groupes de patients », a précisé un porte-parole de la NVMO. L’espoir est que la relative facilité d’accès aux vaccins à ARNm déjà existants accélère leur intégration potentielle dans les protocoles de traitement.

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