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Le Venezuela promeut la « plantation d’eau »

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Publié le 9 février 2024 00:03:00. Le gouvernement vénézuélien s’appuie sur des initiatives communautaires de reforestation et de gestion durable des ressources en eau pour consolider une politique nationale de préservation de ce bien vital, face aux défis climatiques et pour garantir l’accès à l’eau pour les générations futures.

  • Le ministère de l’Écosocialisme a organisé une réunion avec des représentants du pouvoir populaire et des groupes environnementaux pour évaluer les succès du programme « Semer l’eau ».
  • Cette initiative vise à restaurer les sources d’eau à travers des actions de reboisement, de conservation des sols et de gestion durable des bassins versants.
  • L’Université populaire de l’environnement « Fruto Vivas » servira de plateforme de formation pour la défense de la nature et de l’eau.

Caracas – Le Venezuela ambitionne de faire de l’année 2024 une année dédiée à la « semence de l’eau », en mettant en avant les avancées du pays en matière de gestion durable des ressources hydriques. Le ministre de l’Écosocialisme, Alfred Nazareth Ñáñez, a réuni récemment des acteurs clés du pouvoir populaire et des organisations environnementales afin de faire le point sur les résultats du programme « Semer l’eau », déployé dans différentes régions du pays.

Cette approche, fondée sur des principes pédagogiques, communautaires, culturels et scientifiques, se concentre sur la restauration des sources naturelles d’eau. Elle repose sur des actions concrètes de reboisement, de conservation des sols et de gestion durable des bassins versants. Le ministre Ñáñez a souligné l’importance d’intégrer « l’intégralité de la vie humaine » dans cette démarche.

L’Université populaire de l’environnement « Fruto Vivas » jouera un rôle central dans cette stratégie, en offrant une formation dédiée à la protection de la nature, des sols et de l’eau.

Des initiatives locales porteuses d’espoir

Des représentants de diverses biorégions vénézuéliennes ont présenté les fruits de plus de dix ans de travail communautaire. Maritza Sequera, de la région des Caraïbes, a expliqué que le programme « Semer l’eau » a été intégré dans les programmes scolaires de plusieurs municipalités, permettant de créer une véritable « politique citoyenne » en matière de gestion de l’eau.

Rosa Barboza, de l’État de Yaracuy, a mis en avant le travail mené avec les « Escuelas de Cuencas » (écoles de bassins versants), tandis que Mónica Llamozas, de la région andine de Trujillo, a souligné l’organisation de rencontres nationales des « planteurs d’eau », favorisant ainsi l’échange de connaissances et de bonnes pratiques.

Nancy Brito, de l’État de Sucre, a insisté sur l’impact positif de ces actions :

« La plantation d’eau permet de récupérer des sources, des puits, des rivières et des ruisseaux qui avaient été affectés par la déforestation. Sans cette couche de végétation, le territoire devient vulnérable aux sécheresses et aux incendies de forêt. »

Nancy Brito, représentante de l’État de Sucre

Une politique nationale écosocialiste

Les enseignements tirés de ces expériences locales serviront à élaborer les actions qui seront menées à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars prochain. Cette journée sera l’occasion de réaffirmer l’engagement de l’État vénézuélien en faveur d’une gestion participative et durable de l’environnement.

L’initiative « Semer l’eau » s’inscrit ainsi dans une politique écosocialiste ambitieuse, combinant savoirs ancestraux, connaissances communautaires et soutien institutionnel, afin de relever les défis climatiques et de garantir le droit à l’eau pour les générations futures.

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