Home Économie L’école primaire est contrainte de fermer malgré l’avertissement six mois plus tôt concernant des problèmes de sécurité incendie – The Irish Times

L’école primaire est contrainte de fermer malgré l’avertissement six mois plus tôt concernant des problèmes de sécurité incendie – The Irish Times

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Publié le 7 février 2024 07:00:00. Une école primaire du comté de Kildare a dû fermer ses portes pendant trois jours en raison de manquements aux règles de sécurité incendie, malgré un signalement remontant à six mois. L’incident met en lumière des lenteurs administratives et soulève des questions sur l’état général des infrastructures scolaires en Irlande.

  • L’école nationale Hewetson de Clane a dû fermer temporairement en raison de problèmes de sécurité incendie.
  • Un financement d’urgence avait été sollicité six mois auparavant, mais sa mise en œuvre a été jugée trop lente.
  • Des inquiétudes sont exprimées quant à la capacité du fonds d’urgence à répondre aux besoins croissants de rénovation des écoles construites dans les années 1970 et 1980.

L’école nationale Hewetson, située à Clane, dans le comté de Kildare, a été contrainte de fermer ses portes pendant trois jours le mois dernier, après que des manquements aux normes de sécurité incendie ont été constatés. L’établissement avait pourtant alerté le Ministère de l’Éducation il y a six mois, signalant un risque de non-conformité. L’école avait sollicité une aide financière auprès du fonds départemental de travaux d’urgence, un dispositif destiné à financer rapidement des interventions imprévues, notamment pour faciliter l’accès des élèves en situation de handicap.

Selon Aidan Farrelly, député des sociaux-démocrates, une inspection réalisée six mois avant la fin de la certification avait révélé la nécessité de travaux pour se conformer aux réglementations en vigueur. Il critique vivement la lenteur de l’administration :

« L’école a demandé le financement à temps, mais en gros, le département a été si lent à l’administrer qu’il n’a pas pu puiser les fonds nécessaires pour faire le travail. L’école a donc dû fermer. »

Aidan Farrelly, député des sociaux-démocrates

M. Farrelly souligne que le ministère a finalement réagi avec diligence une fois la fermeture annoncée, mais que le délai de préavis donné aux parents était inférieur à 24 heures. Il déplore que le ministère ait été informé du problème six mois à l’avance, ce qui a particulièrement irrité les familles.

L’incident soulève des inquiétudes quant à la possibilité de fermetures similaires dans d’autres établissements. M. Farrelly s’interroge également sur le fait que les écoles ayant des projets de construction importants se voient refuser des financements pour des problèmes urgents, tels que des pannes de chaudière ou un manque de chauffage.

Dans une réponse écrite à une question parlementaire posée par le député Farrelly, la ministre de l’Éducation Hildegarde Naughton, en poste depuis novembre dernier, a affirmé qu’il n’y avait eu aucun retard formel dans le traitement des demandes au titre du fonds d’urgence. Elle a précisé que ce fonds est destiné à des situations « soudaines, imprévues et nécessitant une action immédiate », et qu’il vise à permettre à une école de rouvrir rapidement en cas de problème.

La ministre a également souligné que le fonds ne constitue généralement qu’une solution provisoire, en attendant la mise en œuvre de travaux de modernisation plus importants dans le cadre du programme estival de rénovation des écoles. Les demandes sont examinées rapidement, et approuvées dans les jours suivant leur réception si tous les critères sont remplis. Cependant, elle a reconnu qu’un échange plus approfondi avec les établissements demandeurs est souvent nécessaire.

L’année dernière, 1 114 demandes ont été reçues, dont 751 ont été approuvées et 368 rejetées, pour un montant total de 76,163 millions d’euros consacrés à des travaux d’urgence. L’année précédente, 86,564 millions d’euros avaient été alloués pour 1 265 demandes, dont 918 acceptées et 163 refusées.

M. Farrelly estime que le fonds d’urgence ne représente qu’une réponse partielle aux besoins de rénovation de nombreuses écoles, en particulier celles construites dans les années 1970 et 1980. Il met en avant la pression exercée sur les services scolaires du comté de Kildare en raison d’un manque de places. Il s’interroge sur l’état général des infrastructures scolaires existantes et sur la nécessité de réaliser des travaux de rénovation et d’entretien réguliers.

Selon lui, les 76 millions d’euros dépensés au titre du fonds d’urgence témoignent d’une approche fragmentée, qui consiste à résoudre des problèmes ponctuels sans prendre en compte l’état général des écoles. L’Organisation nationale irlandaise des enseignants, qui représente les enseignants du primaire, a récemment soulevé des questions concernant le fonctionnement du programme de travaux d’urgence lors d’une réunion avec des responsables du ministère.

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