Publié le 19 février 2026 13h30. Une étude de l’American Cancer Society Cancer Action Network (ACS CAN) révèle un soutien massif des patients et anciens patients atteints de cancer à la vaccination communautaire, tout en soulignant une confusion croissante face aux recommandations vaccinales changeantes.
- 88 % des patients et survivants estiment qu’il est important que le personnel soignant soit à jour dans ses vaccinations.
- 76 % s’opposent à toute limitation de l’accès aux vaccins par les États.
- 84 % soutiennent l’investissement dans la recherche sur les vaccins à ARN messager (ARNm) en oncologie.
Les patients atteints de cancer et les survivants sont particulièrement vulnérables aux infections, ce qui rend la vaccination d’autrui cruciale pour leur protection. L’enquête menée par l’ACS CAN, une organisation de plaidoyer, met en lumière l’importance que ces patients accordent à l’immunité collective et leur inquiétude face aux récentes évolutions en matière de politique vaccinale.
Selon l’étude, près de quatre patients sur dix (37 %) ont trouvé difficile de savoir s’ils devaient se faire vacciner en raison des informations contradictoires et des changements de recommandations. 16 % ont même reporté ou renoncé à un vaccin qu’ils auraient normalement reçu. Plus de la moitié des personnes interrogées (59 %) ont également indiqué que les appels à une prise de décision partagée concernant certains vaccins ont compliqué leur choix.
L’enquête souligne également un fort consensus en faveur du maintien des exigences vaccinales scolaires. 86 % des répondants soutiennent ces obligations et 78 % s’opposent à leur suppression par les États. L’inclusion du vaccin contre le papillomavirus humain (VPH) dans les vaccins obligatoires à l’école bénéficie d’un soutien de 3 contre 1.
« Les exigences en matière de vaccination scolaire jouent un rôle important dans la réduction des risques pour les personnes immunodéprimées, les enfants, les personnes atteintes de cancer et autres personnes confrontées à des maladies graves »,
Lisa Lacasse, présidente de l’ACS CAN
Lisa Lacasse ajoute que l’affaiblissement ou la suppression de ces exigences pourrait entraîner une baisse de la couverture vaccinale et mettre en danger les populations vulnérables, alors que l’on observe déjà une augmentation des maladies évitables grâce à la vaccination.
L’étude, réalisée en ligne du 14 au 25 janvier 2026, a porté sur 1 445 patients atteints de cancer et survivants à travers les États-Unis, ayant reçu un diagnostic ou suivi un traitement au cours des sept dernières années. Les résultats mettent en évidence un fort soutien à la recherche sur les vaccins en oncologie, avec 84 % des répondants favorables à un investissement accru dans les technologies d’ARNm. Enquête sur les vues des survivants.