Publié le 12 février 2026. L’enquête sur le crash d’un Boeing 787 d’Air India à Ahmedabad, en juin 2025, a révélé que la catastrophe n’était pas due à une défaillance technique, mais à un acte intentionnel, selon des sources proches des investigations conjointes indiennes et américaines.
- Les enquêteurs privilégient désormais la thèse d’une action délibérée d’un pilote ayant entraîné l’arrêt des moteurs.
- Un seul passager a survécu au crash qui a fait 260 victimes, dont des personnes au sol.
- Le rapport final devrait recommander des évaluations psychologiques régulières des pilotes.
L’accident s’était produit peu après le décollage du Boeing 787 Dreamliner d’Air India de l’aéroport d’Ahmedabad le 12 juin 2025. L’appareil s’est écrasé sur un foyer d’étudiants en médecine, causant un nombre important de victimes parmi les passagers et les riverains. Un seul passager a été secouru des décombres.
Selon le quotidien italien Corriere della Sera, qui cite deux sources informées des discussions entre New Delhi et Washington, les enquêteurs indiens ont conclu que la coupure de carburant du moteur, survenue juste après le décollage, n’était pas le résultat d’une panne mécanique. Les experts américains impliqués dans l’enquête ont qualifié cette découverte de « percée ».
Un rapport préliminaire du Bureau indien d’enquête sur les accidents d’aviation (AAIB) avait déjà mis en lumière un échange troublant dans le cockpit. Des enregistrements vocaux révèlent qu’un pilote a demandé :
« Pourquoi avez-vous coupé (le carburant) ? »
Pilote
, à quoi l’autre a répondu :
« Je ne l’ai pas fait. »
Pilote
Corriere della Sera précise que les enquêteurs penchent désormais pour la thèse selon laquelle l’un des pilotes aurait intentionnellement désactivé les interrupteurs de commande de carburant, entraînant la perte de puissance des moteurs et le crash. Le capitaine Sumeet Sabharwal était aux commandes de l’appareil, et le premier officier Clive Kunder était son copilote. Les deux hommes figuraient parmi les 260 victimes de la catastrophe.
Le rapport d’enquête mentionne également que le capitaine Sabharwal, comme révélé un mois après l’accident, souffrait de dépression, ce qui en fait le principal suspect. Cette conclusion a suscité la vive réaction du père du capitaine, Pushkaraj Sabharwal, qui a rejeté les allégations et exigé une nouvelle enquête. Il a notamment contesté les spéculations concernant la santé mentale de son fils, démentant toute indication de problèmes personnels ou de divorce ayant pu le conduire à l’anxiété ou à la dépression.
Les conclusions préliminaires de l’AAIB avaient déjà provoqué des protestations de la part des associations de pilotes. Le rapport final, selon Corriere della Sera, devrait inclure des recommandations concernant la mise en place d’évaluations psychologiques continues et d’un suivi de la santé mentale des pilotes.
Dans les semaines qui ont suivi l’accident, de nombreuses hypothèses ont été avancées, allant d’une défaillance technique à une erreur humaine. L’enquête s’est finalement concentrée sur les interrupteurs de commande de carburant dans le cockpit. L’évaluation technique initiale, basée sur les données de la boîte noire, a exclu toute défaillance mécanique, mettant en évidence une manipulation manuelle des interrupteurs régulant l’allumage et l’arrêt des moteurs. Au moment du crash, les deux moteurs étaient à l’arrêt.