Home International L’entreprise des filles de Zapatero au Venezuela était gérée depuis la République dominicaine et est enregistrée au Panama.

L’entreprise des filles de Zapatero au Venezuela était gérée depuis la République dominicaine et est enregistrée au Panama.

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Publié le 13 février 2026 à 10h01. L’activité commerciale des filles de l’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero au Venezuela s’avère plus complexe qu’il n’y paraît, avec des opérations numériques gérées depuis la République dominicaine et un enregistrement de l’entreprise dans un paradis fiscal, le Panama. L’enquête se poursuit suite à l’arrestation de Nicolás Maduro.

  • La plateforme de jeux vidéo vénézuélienne « El Server », avec laquelle les filles de Zapatero ont collaboré, a été développée et maintenue par un spécialiste basé en République dominicaine.
  • L’entreprise est enregistrée au Panama depuis avril 2023, et non au Venezuela, où elle opère.
  • Les autorités espagnoles enquêtent sur les liens entre José Luis Rodríguez Zapatero et le régime chaviste, ainsi que sur une possible aide publique à la compagnie aérienne Plus Ultra.

Les activités de la société « El Server », un portail de jeux vidéo vénézuélien, s’avèrent être plus opaques qu’il n’y paraissait. Des sources proches de la Commission nationale des télécommunications du Venezuela (CONATEL), l’organisme de régulation des télécommunications, ont confirmé que le développement et la gestion de la plateforme étaient assurés depuis la République dominicaine. Cette information intervient après la disparition du site « El Server » d’internet suite à l’arrestation de Nicolás Maduro le 3 janvier 2026.

Selon nos informations, « El Server » a fait appel à un « webmaster » dominicain, identifié uniquement par ses initiales OR, pour assurer le développement, la maintenance, la sécurité et l’exploitation technique de la plateforme. Cette organisation stratégique impliquait une séparation claire des activités : l’activité commerciale se concentrait au Venezuela, tandis que la gestion numérique était externalisée en République dominicaine.

L’opacité entourant « El Server » s’accentue avec son enregistrement au Panama le 12 avril 2023, et non au Venezuela. Une source au Registre public panaméen a précisé que l’adresse physique de l’entreprise n’est pas publique et qu’il s’agirait d’une société fonctionnant à distance, sans bureau physique à Caracas, comme l’a confirmé une source proche du Service Autonome des Registres et Notaires (SAREN), l’organisme vénézuélien chargé de l’enregistrement des entreprises.

Cette affaire a éclaté en 2025, après que l’agence de communication « Quoi de mieux », fondée par Alba et Laura Rodríguez Espinosa, filles de l’ancien chef du gouvernement espagnol, a été sollicitée par « El Server » pour promouvoir l’esport au Venezuela. L’agence avait même publié une offre d’emploi pour la plateforme de jeux vidéo, recherchant des créateurs de contenu.

Malgré la disparition du site internet, « El Server » reste actif sur les réseaux sociaux (Instagram, TikTok, Facebook, Discord, YouTube), où il compte jusqu’à 20 000 abonnés et 535 000 « likes ». Les profils de l’entreprise sont restés silencieux pendant une semaine après l’arrestation de Maduro. Les personnes ayant participé à des vidéos promotionnelles pour « El Server » n’ont pas souhaité commenter leur situation professionnelle.

L’affaire prend une dimension politique plus large, alors que le nom de José Luis Rodríguez Zapatero est associé à la pérennisation du régime chaviste après l’arrestation de Maduro. Le Parquet anti-corruption et la Cellule de criminalité économique et fiscale (UDEF) de la Police Nationale espagnole enquêtent sur les liens entre les conseils fournis par Zapatero à un conseiller de la compagnie aérienne vénézuélienne Plus Ultra et l’aide publique accordée à cette compagnie pendant la pandémie de Covid-19.

La date d’enregistrement de l’entreprise au Panama, en avril 2023, coïncide avec une rencontre entre José Luis Rodríguez Zapatero et Nicolás Maduro trois mois auparavant, le 20 janvier 2023. Cette réunion, qui s’est tenue à Caracas, visait à favoriser un rapprochement entre le gouvernement chaviste et l’opposition, dans l’espoir d’organiser des élections, ce qui s’est finalement produit en juillet 2024, bien que les résultats aient été contestés par Maduro, entraînant l’arrestation de plusieurs membres de l’opposition et l’exil d’autres vers l’Espagne.

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