Publié le 23 février 2026 à 18h06. Les actions des entreprises spécialisées dans la cybersécurité ont connu une nouvelle journée de baisse lundi, fragilisées par l’émergence d’outils d’intelligence artificielle capables de détecter les vulnérabilités dans les codes informatiques, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir du secteur.
- Les actions de CrowdStrike et Zscaler ont chuté d’environ 9 %, tandis que Netskope a perdu près de 10 %.
- George Kurtz, PDG de CrowdStrike, a défendu la position de son entreprise, estimant que les nouvelles capacités de l’IA ne remplaceront pas sa plateforme Falcon.
- Le secteur du logiciel est secoué depuis plusieurs mois par l’arrivée d’outils d’IA capables de générer rapidement des sites web et des applications.
L’annonce, vendredi dernier, d’un nouvel outil de sécurité intégré au modèle Claude d’Anthropic, capable d’analyser le code logiciel à la recherche de failles et de proposer des solutions, a déclenché une vague de vente sur le marché de la cybersécurité. Les investisseurs craignent que ces outils ne rendent obsolètes certains services proposés par les entreprises du secteur, modifiant en profondeur les modèles économiques établis.
Dans un message publié sur LinkedIn, George Kurtz a cherché à rassurer les marchés.
« L’innovation en matière d’IA est une source d’inspiration, mais restons ancrés dans la réalité : une capacité d’IA qui scanne le code ne remplace pas la plateforme Falcon ni votre programme de sécurité. La sécurité nécessite une plateforme indépendante et éprouvée, conçue pour arrêter les violations. »
George Kurtz, PDG de CrowdStrike
Cette inquiétude s’inscrit dans un contexte plus large de perturbations dans le secteur du logiciel. Depuis le début de l’année, des géants comme Salesforce (CRM) ont perdu environ un tiers de leur valeur, tandis que ServiceNow (NOW) a chuté de plus de 34 %. Microsoft (MSFT) a également subi une baisse d’environ 20 %.
Outre CrowdStrike, Zscaler, Netskope, SailPoint, Okta, SentinelOne et Fortinet ont également enregistré des baisses significatives, tandis que l’ETF iShares Cybersecurity & Tech a reculé de près de 4 %.