Publié le 2024-09-24 10:30:00. Une enquête révèle que plus de la moitié des adultes du comté de Roscommon (Irlande) aspirent à dépasser 65 ans, mais seulement un quart pense atteindre 95 ans, s’appuyant sur leurs habitudes actuelles. Ces prévisions soulignent un décalage entre les aspirations et la perception de l’impact réel des modes de vie sur la longévité.
- 56 % des adultes du comté de Roscommon espèrent vivre jusqu’à 65 ans, et 25 % prévoient d’atteindre 95 ans, selon leurs habitudes actuelles.
- La génétique et la chance sont citées par 44 % comme facteurs déterminants pour une vie longue et saine, devançant l’exercice régulier (17 %).
- Le sommeil, crucial pour la longévité selon la recherche (âge physiologique, récupération), reste sous-estimé et mal pratiqué par une majorité, avec 36 % dormant seulement 5 à 6 heures par nuit.
L’étude menée par Whoop, une entreprise spécialisée dans la performance humaine, a sondé les habitants du comté de Roscommon sur leurs perceptions de la longévité. Les résultats révèlent que si la génétique et un coup de pouce du destin sont considérés comme primordiaux par près de la moitié des répondants (44 %), l’activité physique régulière, identifiée par 17 % d’entre eux, est perçue comme moins déterminante. Cette perception contraste avec les données sur la pratique sportive : 69 % des adultes effectuent au moins 30 minutes d’exercice modéré une à deux fois par semaine, tandis que 17 % vont plus loin en pratiquant 30 minutes d’activité cinq fois par semaine.
Cependant, la recherche met en lumière un paradoxe majeur concernant le sommeil. Seuls 4 % de l’ensemble des adultes irlandais identifient un sommeil de qualité comme un facteur clé de longévité. Cette sous-estimation ignore le rôle fondamental que joue la durée et la régularité du repos dans la longévité, des indicateurs directs de l’âge physiologique et de la capacité de récupération, selon la fonctionnalité Whoop Healthspan. Les données sont frappantes : plus d’un tiers (36 %) des adultes ne dépassent pas cinq à six heures de sommeil par nuit.
Sur le front de l’activité physique, bien qu’elle soit présentée comme un pilier de la santé à long terme, l’enquête révèle que 11 % de tous les adultes irlandais admettent ne pratiquer aucune activité sportive. Parallèlement, 30 % déclarent s’adonner à une activité physique modérée environ 3,5 jours par semaine. Whoop souligne l’importance de mesures telles que le nombre d’heures de sommeil, le temps passé dans des zones de fréquence cardiaque modérée à élevée, et l’entraînement en force, comme des indicateurs clés de longévité qui contribuent à ralentir le vieillissement.
L’exercice régulier est essentiel pour la santé cardiovasculaire, le maintien de la force musculaire et une meilleure récupération. L’étude insiste sur le fait que même une activité modérée et constante peut significativement contribuer à vivre plus longtemps et en meilleure santé. Ces constats ouvrent des perspectives d’amélioration des modes de vie en Irlande pour optimiser la santé globale et la longévité de la population.