Publié le 10 février 2026 07:00:00. Une nouvelle étude américaine suggère que l’imagerie TEP/CT PSMA pourrait permettre d’optimiser le traitement du cancer de la prostate récidivant après une prostatectomie, en adaptant les thérapies aux caractéristiques spécifiques de chaque patient.
- L’analyse TEP/CT PSMA permet de prédire la survie sans progression (SSP) des patients.
- La radiothérapie pelvienne entière (WPRT) s’avère bénéfique uniquement en cas de maladie locale visible.
- Le traitement par privation androgénique (TAD) est associé à une meilleure SSP en présence de métastases.
Des chercheurs de l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles) ont mis en évidence le potentiel de l’imagerie TEP/CT PSMA (Tomographie par émission de positons/tomodensitométrie avec marquage du PSMA, antigène membranaire spécifique de la prostate) pour guider les décisions thérapeutiques chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui récidive après une ablation chirurgicale de la prostate. Leurs travaux, publiés dans le JNCCN-Journal of the National Comprehensive Cancer Network, indiquent que cette technique d’imagerie peut aider à identifier les patients qui bénéficieront le plus de traitements spécifiques.
L’étude s’est appuyée sur l’analyse rétrospective des données cliniques de 113 patients suivis au Jonsson Comprehensive Cancer Center de l’UCLA. Tous avaient subi une TEP/CT PSMA pour détecter une éventuelle récidive de leur cancer.
Les résultats ont révélé que les patients ne présentant pas de signes de maladie visible à l’imagerie (T0N0M0) avaient les meilleurs taux de SSP. Dans ce groupe, la radiothérapie pelvienne entière (WPRT) n’apportait pas d’amélioration significative par rapport à une radiothérapie ciblant uniquement la zone de la prostate. En revanche, la WPRT s’est avérée bénéfique pour les patients présentant une maladie localement visible (TrN0M0), améliorant significativement leur SSP. Enfin, chez les patients présentant des métastases ganglionnaires ou à distance, le traitement par privation androgénique (TAD) était associé à une meilleure survie sans progression.
Selon le Dr John Nikitas, chercheur principal au UCLA Jonsson Comprehensive Cancer Center, cette étude souligne l’importance de rendre les examens TEP/CT PSMA plus accessibles aux patients présentant une récidive biochimique après une prostatectomie.
« Les informations obtenues grâce à ces analyses sont étroitement liées aux résultats à long terme et modifient fréquemment les recommandations de traitement. Nous avons constaté que d’autres indicateurs, tels que les taux de PSA, n’étaient pas aussi fortement corrélés à une réponse durable au traitement. »
Dr John Nikitas, chercheur principal au UCLA Jonsson Comprehensive Cancer Center
Les chercheurs soulignent que l’utilisation de la TEP/CT PSMA permettrait non seulement d’améliorer les résultats thérapeutiques, mais aussi de réduire les effets secondaires en évitant les traitements qui seraient peu susceptibles d’être efficaces.