Publié le 2025-10-23 08:30:00. La BNZ s’aligne sur l’ASB en abaissant son taux fixe pour les prêts immobiliers sur 18 mois à 4,45 %, incitant les emprunteurs à évaluer les implications de ces nouvelles offres concurrentielles.
- La BNZ a annoncé une réduction de plusieurs de ses taux de prêts immobiliers, dont le taux sur 18 mois qui descend à 4,45 %.
- Ce taux est désormais légèrement inférieur au taux sur un an proposé par la banque, et équivaut à celui déjà offert par ASB.
- Des experts suggèrent que ces taux attractifs, combinés à des prévisions de légère hausse future, rendent certaines options de fixation intéressantes pour les emprunteurs.
Dans un contexte de concurrence accrue entre les institutions financières, la BNZ a suivi le mouvement amorcé par l’ASB en réduisant significativement ses taux fixes pour les prêts immobiliers. L’offre la plus notable concerne le taux sur 18 mois, désormais fixé à 4,45 %, un niveau qui a précédemment été salué comme le plus compétitif du marché par l’ASB. D’autres ajustements ont été effectués, avec une baisse de 10 points de base pour le taux à six mois (4,79 %), de 16 points pour le taux à deux ans (4,49 %) et de 0,4 % pour le taux à cinq ans (4,99 %).
Ces réductions, bien que modestes pour certains termes, placent le taux à 18 mois de la BNZ à un niveau inférieur à celui d’un an dans les deux banques. Cette configuration pourrait inciter certains emprunteurs à reconsidérer leur stratégie de fixation de taux.
Gareth Kiernan, économiste en chef chez Infometrics, estime que cette offre mérite une attention particulière. Il souligne que fixer un prêt sur 18 mois à 4,45 % pourrait se révéler avantageux, notamment si l’on envisage une renégociation future. « Vous pourrez peut-être refaire des réparations en avril 2027, dans 18 mois, à un taux d’environ 5,1 % sur deux ans, ce qui n’est pas un taux terrible », explique-t-il. Ses simulations suggèrent que la meilleure stratégie pourrait être de opter pour un taux légèrement supérieur sur un an, puis de le fixer sur deux ans à la fin de l’année prochaine, anticipant une remontée progressive des taux à partir d’octobre.
Selon les calculs de M. Kiernan, une stratégie combinant deux périodes de fixation de 18 mois pourrait aboutir à un taux moyen d’environ 4,75 %, tandis qu’une fixation sur trois ans pourrait offrir un taux moyen estimé à 4,59 %. « Ce n’est pas un énorme regret, mais c’est suffisant… » commente-t-il, précisant que ces estimations sont faites dans un contexte où les taux ont déjà chuté de plus de 7 % par rapport à leurs sommets.
L’impact de ces réductions peut être significatif pour les propriétaires. Par exemple, une personne avec un prêt hypothécaire d’un million de dollars, passant d’un taux de 7,3 % à 4,45 % sur une durée de 30 ans, verrait ses remboursements hebdomadaires diminuer d’environ 338 $, passant de 1 500 $ à 1 162 $.
Pour les échéances plus longues, le taux sur cinq ans à 4,99 % devient également plus compétitif. M. Kiernan indique que la différence de coût par rapport à une stratégie combinant une fixation sur un an suivie de deux fixations sur deux ans est minime, rendant la certitude offerte par un taux sur cinq ans particulièrement attractive. Il rappelle cependant que même les prévisions les plus pointues peuvent s’avérer inexactes : « Même les prévisionnistes professionnels ne parviennent pas toujours à faire les choses correctement. J’ai appris à gérer les balançoires et les ronds-points. »
Les courtiers notent que les banques semblent privilégier une concurrence sur les liquidités plutôt que de chercher à attirer les emprunteurs par des taux plus bas de manière isolée.