Mise à jour du 15 février 2026. Ferrari a dissipé les craintes d’une stratégie commerciale contraignante pour l’adoption de son premier modèle électrique, la Luce, tout en confirmant ses ambitions de diversification de sa gamme d’ici 2030.
- Ferrari a assuré qu’elle ne lierait pas l’acquisition de futurs modèles à l’achat de la Luce, son véhicule électrique à venir.
- Le PDG, Benedetto Vigna, a souligné l’importance de laisser les clients choisir les véhicules qui correspondent à leurs préférences.
- La marque au cheval cabré prévoit de lancer au moins 20 nouveaux modèles d’ici 2030, en ajustant sa stratégie d’électrification pour privilégier une approche hybride.
L’arrivée imminente de la Ferrari Luce, le premier véhicule électrique de la marque, suscite autant d’enthousiasme que d’interrogations. Récemment dévoilé, l’intérieur de la Luce a divisé les opinions, et des spéculations ont émergé quant à la politique commerciale que Ferrari pourrait adopter pour encourager son adoption. Certains observateurs craignaient que la marque n’impose l’achat de la Luce à ses clients souhaitant accéder à des modèles plus exclusifs à l’avenir, une stratégie qui aurait artificiellement gonflé les ventes.
Ces inquiétudes ont été balayées lors de la récente conférence téléphonique relative aux résultats du quatrième trimestre 2025. Benedetto Vigna, PDG de Ferrari, a formellement démenti toute intention de lier l’acquisition de futurs modèles à l’achat de la Luce.
« Nous n’obligerons jamais nos clients à avoir, disons, une 849 Testarossa ou quel que soit son nom, la prochaine voiture ; ils doivent acheter une voiture électrique. Les clients ne devraient pas être obligés d’acheter quelque chose qu’ils n’aiment pas. Ce serait une grave erreur, et je pense que nous devrions tirer les leçons de ce que nous faisons de mal et de ce que fait le marché de mal, d’accord ? »
Benedetto Vigna, PDG de Ferrari
Cette clarification intervient alors que Ferrari s’engage progressivement vers l’électrification, une transition amorcée depuis plusieurs années avec des modèles hybrides. La marque semble privilégier une approche souple, laissant à ses clients la liberté de choisir le type de motorisation qui leur convient. L’entreprise affiche sa confiance dans l’attrait naturel de la Luce, dont le lancement est prévu le 25 mai prochain. Des premiers retours, qualifiés de « très positifs », ont déjà été enregistrés avant même l’ouverture des précommandes.
Au-delà de la Luce, Ferrari a annoncé son intention de renouveler sa gamme avec au moins 20 nouveaux modèles d’ici 2030. Des rumeurs évoquent l’arrivée de nouvelles variantes, comme une Amalfi Spider qui succéderait à la Roma Spider, des mises à jour hybrides pour le Purosangue, et potentiellement un nouveau modèle haute performance.
La stratégie d’électrification de Ferrari a connu quelques ajustements ces derniers mois. Initialement, la marque visait une part de 40 % de véhicules entièrement électriques dans sa gamme en 2030. Elle a revu ses prévisions à la baisse, tablant désormais sur 20 % de modèles 100 % électriques. Cette décision, qui a provoqué une réaction négative sur les marchés financiers (avec une baisse de la valeur de ses actions à la Bourse de Milan), reflète une adaptation à la demande actuelle, où les véhicules hybrides restent privilégiés par une clientèle attachée à la performance et au luxe.
L’intérêt pour la Luce, même chez les puristes, est compréhensible : posséder le premier véhicule électrique d’une marque aussi prestigieuse que Ferrari représente un attrait en soi.
Pour en savoir plus sur la stratégie d’électrification de Ferrari, vous pouvez consulter Motor1.