Publié le 2024-01-15 10:30:00. L’Université de Pittsburgh innove dans le secteur de l’énergie en lançant un cursus inédit, conçu pour former des ingénieurs capables de naviguer entre les ressources fossiles traditionnelles et les technologies renouvelables de demain.
- Le nouveau diplôme, unique en son genre aux États-Unis, intègre la production d’hydrocarbures et les énergies vertes.
- Il vise à préparer des professionnels polyvalents, aptes à relever les défis d’une transition énergétique en constante évolution.
L’Université de Pittsburgh (Pitt) ouvre la voie à une nouvelle génération d’ingénieurs avec le lancement de son programme en Gaz naturel, énergies renouvelables et ingénierie pétrolière. Cette formation ambitieuse fusionne les savoir-faire liés à l’extraction des combustibles fossiles avec les technologies d’avenir visant les énergies propres. Selon le communiqué de l’université, il s’agirait du premier cursus de ce type à l’échelle nationale, promettant de former des ingénieurs pétroliers hautement qualifiés, capables de s’adapter à un paysage énergétique en mutation.
Le développement de ce programme a été piloté par Bob Enick, professeur et vice-président de la recherche au département de génie chimique et pétrolier de Pitt, qui a consacré une décennie à sa conception. « Nous allons proposer un contenu en énergies renouvelables plus conséquent que tout autre programme délivrant des diplômes en ingénierie pétrolière dans le pays », a souligné M. Enick. Il a précisé que les compétences acquises dans le domaine du forage pétrolier et gazier peuvent trouver des applications dans des secteurs liés à la lutte contre le changement climatique, tels que la production d’énergie géothermique ou le captage et stockage du carbone.
« Notre objectif est de les inspirer et de les mettre au défi de rendre toutes ces technologies renouvelables encore meilleures, encore moins chères, encore plus performantes. Et de la même manière, améliorer la production de gaz naturel pour la rendre plus sûre, avec moins de fuites. »
Bob Enick, Professeur et Vice-président de la recherche au département de génie chimique et pétrolier, Université de Pittsburgh
Cette initiative s’inscrit dans une longue tradition d’excellence de Pitt dans le domaine de l’ingénierie pétrolière, un programme que l’université avait inauguré il y a un siècle. L’idée de ce nouveau cursus novateur est d’ailleurs née des échanges avec d’anciens élèves, devenus des ingénieurs pétroliers accomplis, qui exprimaient le souhait d’une formation plus moderne et tournée vers l’avenir. La structuration du programme a nécessité plusieurs années de concertation, compte tenu de la dimension souvent sensible et politique du domaine de l’énergie. Les parties prenantes se sont finalement accordées sur une approche combinée, répondant ainsi aux besoins actuels du marché de l’emploi dans l’ouest de la Pennsylvanie, encore largement dominé par le gaz naturel, tout en offrant une solide base dans les secteurs en plein essor des énergies renouvelables.
Au programme, les étudiants aborderont des disciplines variées telles que la géologie, la chimie, les techniques de forage, mais aussi le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, les biocarburants, le stockage d’énergie et le stockage souterrain du CO2. Pitt prévoit de proposer de nouveaux modules dès le second semestre de l’année prochaine, probablement à partir de la deuxième année d’études.