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Les deux motions de censure contre le gouvernement du macroniste Sébastien Lecornu en France échouent

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Publié le 2024-10-16 13:51:00. Les deux motions de censure déposées par l’opposition de gauche radicale et l’extrême droite contre le gouvernement de Gabriel Attal ont échoué jeudi à l’Assemblée nationale, le gouvernement ayant été sauvé par le Parti socialiste qui a obtenu en échange la suspension de la réforme des retraites.

Les députés de l’Assemblée nationale ont rejeté, par une courte majorité, deux motions de censure visant le gouvernement de Gabriel Attal. La première, initiée par La France Insoumise (LFI) et soutenue par le Rassemblement National (RN), n’a recueilli que 271 voix, loin des 289 nécessaires pour renverser l’exécutif. La seconde, portée par le groupe RN, n’a obtenu que 144 suffrages.

Cette issue est en partie due à la décision du Parti socialiste, ainsi qu’à celle des Républicains, de ne pas voter en faveur de ces motions, malgré le soutien affiché par LFI, les communistes et les écologistes à la proposition de gauche. Les socialistes ont justifié leur vote en accordant une « chance » au gouvernement, conditionnée à la suspension de la réforme des retraites jusqu’en janvier 2028, soit après la prochaine élection présidentielle.

Suite à cet échec, Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI à l’Assemblée, a annoncé qu’une nouvelle motion de destitution serait déposée, cette fois-ci visant directement le président Emmanuel Macron. Elle a par ailleurs appelé les militants et électeurs socialistes à « rompre les rangs » avec la direction actuelle de leur parti, dirigée par Olivier Faure. Ce dernier, en réponse, a dénoncé « l’hypocrisie » des soutiens à la motion de LFI, soulignant qu’en cas d’adoption, le gouvernement aurait dû recourir à une loi de finances spéciale, empêchant toute discussion et amendement budgétaire pour 2026.

« Il y a de l’hypocrisie dans cette Assemblée » car ceux qui ont soutenu la motion de censure « savent que, si elle était approuvée, le gouvernement exécuterait son budget par une loi spéciale, et que tout ce contre quoi ils disent lutter serait alors imposé aux Français » sans laisser la possibilité de modifier les comptes de l’État pour 2026 lors de la négociation parlementaire.

Olivier Faure, Premier Secrétaire du Parti Socialiste

Du côté de l’extrême droite, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a regretté que « la majorité négociatrice ait réussi aujourd’hui à sauver ses positions au détriment de l’intérêt national ». Il a prédit que les Français allaient « s’apprêter à subir le massacre social et fiscal d’un budget punitif ».

« Tous ceux qui ont refusé aujourd’hui la censure seront responsables des souffrances futures du pays ».

Jordan Bardella, Président du Rassemblement National

Éric Ciotti, président du groupe Les Républicains, qui avait initialement soutenu la motion du RN, a également exprimé sa déception, déclarant que « La France mérite mieux qu’un système qui s’effondre ». Ces déclarations témoignent des profondes divisions politiques sur la gestion du budget et les réformes à venir, ainsi que des stratégies électorales qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances.

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