Publié le 26 février 2026 à 11h08. Une enquête révèle un réseau de jeunes impliqués dans des activités criminelles à Stavanger, certains liés au redoutable réseau criminel suédois Foxtrot.
La police de Stavanger s’inquiète d’un recrutement croissant de jeunes par des réseaux criminels, notamment le groupe suédois Foxtrot. L’enquête, menée par Dagbladet, met en lumière le parcours de treize jeunes hommes, dont certains ont déjà été inculpés pour des délits graves.
L’un d’eux, que nous appellerons « Sigurd », âgé de presque 17 ans, sera bientôt jugé pour tentative de meurtre, complicité dans des meurtres commis en Suède, et complot en vue de commettre des incendies criminels. Son avocat, Jørund Lægland d’Eidsvollladvokatene, a déclaré que son client reconnaissait sa culpabilité pour certains aspects de l’accusation.
« Mon client plaide coupable pour une partie des circonstances. »
Jørund Lægland, avocat de « Sigurd »
Un autre jeune, « Michael », 16 ans, a été inculpé dans la même affaire. La police estime qu’il devait commettre un meurtre sur ordre de « Sigurd ». « Thomas », 15 ans, également impliqué, a un passé tumultueux, ayant fui à plusieurs reprises des institutions de protection de l’enfance et ayant commis des délits.
L’enquête a révélé que ces jeunes, issus de milieux familiaux relativement stables, se rencontraient dans des quartiers résidentiels de Stavanger, caractérisés par des maisons blanches avec jardins. Selon Siri Torbjørnsen, chef de la section préventive de la police de Stavanger, le terminal de bus et de train de la ville est devenu un point de convergence dangereux.
« C’est ici qu’ils viennent. Ceux qui n’ont nulle part où aller. »
Siri Torbjørnsen, chef de la section préventive de la police de Stavanger
La police s’inquiète particulièrement de l’influence de Foxtrot, un réseau criminel scandinave réputé pour sa violence et son capital peur, qui rend difficile l’obtention de témoignages. Les jeunes sont attirés par la promesse d’argent facile et d’un sentiment d’appartenance, mais selon la police, ils ne reçoivent jamais les sommes promises.
Siri Torbjørnsen souligne que les réseaux criminels utilisent les réseaux sociaux pour recruter de nouveaux membres, exploitant les algorithmes pour cibler les jeunes vulnérables. Elle insiste sur la nécessité d’une action concertée de la société pour offrir aux jeunes des alternatives positives et les éloigner de la criminalité.
