Publié le 2 septembre 2026. Les forces américaines ont intercepté un pétrolier dans l’océan Indien, ce qui illustre la détermination de Washington à faire respecter les sanctions internationales, notamment celles visant le commerce pétrolier illicite.
Un pétrolier, l’Aquila II, a été capturé par l’armée américaine après avoir tenté de contourner le blocus imposé par l’administration Trump aux navires sanctionnés. L’annonce a été faite ce lundi par le ministère de la Guerre, sans préciser immédiatement si le navire était lié au Venezuela, pays soumis à de fortes sanctions américaines.
Selon un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, l’Aquila II avait initialement opéré en violation de la zone de quarantaine établie par le président Trump dans les Caraïbes avant de tenter de s’échapper. « L’Aquila II opérait au mépris de la quarantaine établie par le président Trump sur les navires sanctionnés dans les Caraïbes. Il s’est enfui et nous l’avons suivi », a déclaré le ministère de la Guerre sur le réseau social X.
« Aucune autre nation sur la planète Terre n’a la capacité d’imposer sa volonté dans quelque domaine que ce soit. Par voie terrestre, aérienne ou maritime, nos forces armées les retrouveront et rendront justice. Ils seront à court de carburant bien avant de pouvoir nous échapper. »
Ministère de la Guerre
L’Aquila II est un pétrolier battant pavillon panaméen, déjà sanctionné par les États-Unis pour son implication dans le transport de pétrole russe illicite. Il appartient à une société basée à Hong Kong et a passé une grande partie de l’année écoulée avec son transpondeur radio désactivé, une tactique courante employée par les navires cherchant à dissimuler leur position.
Cette capture intervient après qu’au moins 16 autres pétroliers ont quitté les côtes vénézuéliennes le mois dernier, suite à l’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, selon Samir Madani, co-fondateur du service de suivi des pétroliers TankerTrackers.com.
L’incident souligne les efforts déployés par les États-Unis pour perturber les réseaux de contournement des sanctions, notamment ceux utilisés par des pays comme le Venezuela pour continuer à exporter du pétrole malgré les restrictions.
rr afp/ap