Publié le 10 février 2026 20h18. Les autorités sanitaires américaines ont émis une alerte voyage pour les Seychelles en raison d’une recrudescence de l’épidémie de chikungunya, une maladie transmise par les moustiques, incitant les voyageurs à prendre des précautions supplémentaires.
- Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont placé les Seychelles au niveau d’alerte 2, recommandant aux voyageurs de renforcer les mesures de protection.
- L’épidémie de chikungunya, déjà présente dans d’autres régions tropicales, est favorisée par l’expansion du moustique vecteur et les déplacements internationaux.
- Les CDC conseillent de consulter un médecin avant le voyage pour discuter de la vaccination et des précautions à prendre, en particulier pour les personnes vulnérables.
Une alerte sanitaire a été lancée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) concernant les Seychelles, en raison d’une augmentation significative des cas de chikungunya. Cette mesure vise principalement les citoyens américains envisageant de visiter l’archipel africain dans les mois à venir, mais elle est également pertinente pour les voyageurs de toutes nationalités.
L’alerte, classée au niveau 2 par les CDC, souligne la nécessité pour les voyageurs de redoubler de vigilance et de consulter un professionnel de la santé avant leur départ. Cette recommandation inclut une discussion sur la vaccination et l’adoption de mesures préventives supplémentaires. L’information a été diffusée sur la plateforme officielle de l’organisation américaine et reprise par diverses agences de presse internationales, notamment Reuters et le Département d’État américain, qui a intégré l’avertissement à ses conseils aux voyageurs.
La recrudescence du chikungunya aux Seychelles s’inscrit dans un contexte mondial de multiplication des épidémies dans les régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Selon l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette propagation est liée à l’expansion géographique du moustique Aedes, vecteur de la maladie, et à l’augmentation des flux de voyageurs internationaux.
Les CDC justifient le passage au niveau d’alerte 2 par la confirmation de cas de chikungunya aux Seychelles, ce qui accroît le risque pour les visiteurs. Le niveau 2 implique le renforcement des précautions habituelles et l’adoption de stratégies supplémentaires pour éviter la contagion.
Le chikungunya est une maladie virale transmise par la piqûre de moustiques infectés, principalement du genre Aedes. Le risque est particulièrement élevé dans les zones où la circulation virale est active et où la densité de moustiques est importante. L’alerte est basée sur des données épidémiologiques récentes et sur la nécessité de protéger les voyageurs en provenance des États-Unis et d’autres pays.
Les CDC insistent sur l’importance de consulter un médecin avant le voyage.
« Les voyageurs devraient consulter leur fournisseur de soins de santé au sujet du vaccin contre le chikungunya, surtout s’ils ont des problèmes de santé préexistants. »
Les CDC détaillent une série de mesures à suivre avant, pendant et après un séjour aux Seychelles :
- Appliquer des insectifuges autorisés par l’ Agence de protection de l’environnement (EPA).
- Porter des vêtements à manches longues et des pantalons recouvrant la majeure partie du corps.
- Séjourner dans des pièces climatisées ou utiliser des moustiquaires dans les zones non climatisées.
- Consulter un professionnel de la santé pour discuter de la vaccination, en particulier si vous appartenez à un groupe à risque.
L’organisation souligne que « les recommandations peuvent varier en fonction de l’âge, des conditions médicales et du type d’activités prévues pendant le voyage ». Elle invite également les voyageurs à suivre l’évolution de la situation et à signaler tout symptôme suspect.
Les groupes les plus vulnérables identifiés par les CDC sont :
- Les personnes de plus de 65 ans.
- Les femmes enceintes, en particulier celles proches de leur terme.
- Les nouveau-nés dont les mères ont contracté l’infection au moment de l’accouchement.
- Les personnes atteintes de maladies chroniques, telles que le diabète ou les maladies cardiovasculaires.
Les femmes enceintes sont invitées à discuter avec leur médecin de la pertinence de voyager, car la transmission verticale du virus peut entraîner des complications graves pour le nouveau-né. Les personnes immunodéprimées ou atteintes de maladies sous-jacentes sont également encouragées à revoir les recommandations en matière de vaccination et de prévention.
Le chikungunya se caractérise par une fièvre soudaine et des douleurs articulaires intenses. Selon l’OMS, les symptômes apparaissent généralement entre trois et sept jours après la piqûre d’un moustique infecté. D’autres symptômes courants incluent des douleurs musculaires, une inflammation des articulations, des maux de tête et des éruptions cutanées.
Le diagnostic repose sur un examen clinique et des tests de laboratoire spécifiques. Les CDC indiquent que la plupart des patients se rétablissent en une semaine, bien qu’un certain nombre d’entre eux puissent souffrir de douleurs articulaires persistantes pendant des mois, voire des années.
Le traitement de la maladie est symptomatique, car il n’existe pas de traitement antiviral spécifique. Les CDC recommandent le repos, l’hydratation et la prise d’analgésiques, en évitant les anti-inflammatoires non stéroïdiens tant que l’infection par la dengue n’a pas été exclue, en raison de la possibilité de co-infection.
L’épidémie de chikungunya aux Seychelles survient dans un contexte où d’autres maladies transmises par les moustiques, telles que la dengue et le Zika, connaissent également une augmentation dans la région. Selon l’OMS, bien que les premiers symptômes puissent être similaires, le chikungunya se distingue par l’intensité et la persistance des douleurs articulaires.
Les CDC soulignent que la létalité du chikungunya est faible, mais que la maladie peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des personnes atteintes, en particulier chez les personnes âgées ou celles souffrant de comorbidités.
L’inclusion des Seychelles sur la liste des destinations soumises à une alerte sanitaire pourrait influencer les décisions de voyage des touristes et les stratégies de promotion touristique du pays. Le Département d’État américain recommande aux citoyens de consulter régulièrement les mises à jour des CDC et de ses propres plateformes avant de planifier un voyage dans l’archipel africain.
Le gouvernement local, en collaboration avec les organisations internationales, maintient des activités de surveillance épidémiologique et des campagnes de lutte antivectorielle pour limiter la propagation du virus. L’OMS souligne que la coopération interinstitutionnelle est essentielle pour maîtriser les épidémies et réduire le risque de transmission.
L’avis des CDC, publié en février 2026, inclut également Cuba, Sri Lanka et Suriname parmi les autres destinations où le virus est activement transmis. La liste des pays et territoires en alerte est régulièrement mise à jour en fonction des données épidémiologiques et des flux de voyageurs.
Les CDC donnent la priorité à l’émission d’alertes en fonction de l’étendue géographique de l’épidémie, de l’existence de cas confirmés et du volume des déplacements vers les zones touchées.
Les personnes intéressées à voyager aux Seychelles ou vers d’autres destinations sous avertissement peuvent trouver des informations actualisées sur :
- Le portail officiel des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies.
- La page de recommandations de voyage du Département d’État américain.
- Le site web de l’ Organisation Mondiale de la Santé.
Ces ressources fournissent des données sur la situation épidémiologique, les mesures préventives et les possibilités de consultation médicale avant le voyage.
L’alerte voyage émise pour les Seychelles par les CDC appelle les voyageurs, les résidents et les autorités à maintenir une vigilance constante et à actualiser leurs stratégies de prévention en fonction de l’évolution de l’épidémie. L’évolution de la situation sanitaire et des recommandations officielles peut être suivie sur les portails mentionnés ci-dessus.