Home Santé Les experts estiment qu’une personne sur cinq développera un type de cancer de la peau au cours de sa vie.

Les experts estiment qu’une personne sur cinq développera un type de cancer de la peau au cours de sa vie.

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Publié le 19 février 2026. Un Français sur cinq développera un cancer de la peau au cours de sa vie, soulignent des experts lors d’un cours de formation continue. La sensibilisation à la prévention et le diagnostic précoce sont cruciaux face à l’augmentation des cas.

  • Un individu sur cinq est susceptible de développer un cancer de la peau au cours de sa vie.
  • L’exposition au soleil, dès l’enfance, est un facteur de risque majeur, mais évitable.
  • L’auto-examen régulier et les consultations dermatologiques sont essentiels pour une détection précoce.

Face à une augmentation constatée des cas de cancer de la peau ces dernières années, les professionnels de santé insistent sur l’importance d’un diagnostic rapide, le développement de nouvelles thérapies pour les stades avancés et la sensibilisation à la prévention. Ces conclusions ont été tirées lors du 4ème Cours de Dermato-Oncologie pour résidents R3, organisé par l’Académie Espagnole de Dermatologie et Vénérologie (AEDV), sa Fondation Piel Sana et le Groupe Espagnol de Chirurgie Dermato-Oncologique (GEDOC).

Le Dr Javier Torres Marcos, résident de troisième année à l’Hôpital Universitaire de Guadalajara et Représentant Résident National de l’AEDV, met en garde :

« Le soleil est l’un des principaux facteurs impliqués et un facteur évitable, dès l’enfance et à tout âge. »

Javier Torres Marcos, résident de troisième année à l’Hôpital Universitaire de Guadalajara et Représentant Résident National de l’AEDV

Il souligne également l’importance de l’auto-examen et des visites régulières chez le dermatologue à titre préventif.

La détection précoce des lésions suspectes permet une identification rapide des modifications cutanées, avant même l’apparition des symptômes. Cette approche est essentielle pour une prise en charge efficace du cancer de la peau, car la plupart des formes peuvent être guéries grâce à des traitements simples et peu invasifs lorsqu’elles sont diagnostiquées à temps.

Les participants au cours ont également insisté sur la nécessité de consulter un dermatologue en cas de symptômes tels que l’apparition de nouvelles lésions, des modifications de grains de beauté existants, des plaies qui ne cicatrisent pas, ou des lésions qui saignent, démangent ou sont douloureuses.

Selon le Dr Javier Cañueto, l’un des coordinateurs scientifiques du cours, en collaboration avec les Drs. Susana Puig Sardá et Josep Malvehy Guilera, un diagnostic tardif peut entraîner le développement, l’invasion des tissus profonds, voire la formation de métastases, notamment dans le cas du mélanome ou de certains carcinomes.

« Lorsque le diagnostic est retardé, certaines tumeurs comme le mélanome ou certains carcinomes peuvent se développer, envahir les tissus profonds ou même produire des métastases. »

Dr Javier Cañueto, coordinateur scientifique du cours

Pour contrer cette tendance, les experts recommandent le « dépistage cutané », qui permet de détecter les lésions suspectes à un stade précoce. Cet examen complet de la peau, réalisé par un dermatologue et complété par une dermoscopie et un suivi numérique pour les patients à risque, est essentiel. Une approche multidisciplinaire est également cruciale pour concevoir des stratégies thérapeutiques personnalisées, optimiser les résultats et améliorer la qualité de vie des patients.

Le cancer de la peau peut survenir à tout âge, mais il est plus fréquent chez les personnes de plus de 60 ans, celles ayant la peau claire, une exposition solaire intense ou prolongée, ou des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau.

Le Dr Cañueto précise que cette maladie est plus fréquente chez les hommes, bien que son incidence chez les femmes ait augmenté ces dernières décennies, en particulier chez les jeunes femmes en raison d’une exposition accrue au soleil. Le vieillissement de la population contribue également à l’augmentation du nombre de cas.

METTRE À JOUR LES CONNAISSANCES

Javier Torres Marcos souligne l’importance pour les professionnels de santé de « mettre constamment à jour leurs connaissances » face à « la grande quantité d’informations actuellement générées » afin d’offrir des soins de meilleure qualité et des traitements plus adaptés.

Yolanda Gilaberte, présidente de l’AEDV, estime qu’il est essentiel que les médecins résidents consolident leurs connaissances en matière de prévention, de diagnostic précoce, de stadification et de traitement, « à partir d’une vision pratique et multidisciplinaire ».

Gabriela Gómez Ahumada, conseillère médicale des laboratoires Pierre Fabre, souligne que la formation des résidents est un pilier fondamental pour « garantir une excellente dermatologie, notamment dans des domaines aussi sensibles que la dermatologie oncologique ».

Cette nouvelle édition du cours a mis l’accent sur l’importance d’intégrer des connaissances actualisées sur l’épidémiologie du cancer de la peau et les stratégies de prévention primaire promues par l’AEDV et EuroMM, l’étude approfondie de la chirurgie de Mohs et des traitements locaux non chirurgicaux, ainsi que les avancées dans la stadification et les biomarqueurs du mélanome.

Gabriela Gómez Ahumada précise que le progrès scientifique ne se concrétise que lorsqu’il se traduit en pratique clinique. Ces rencontres permettent ainsi aux connaissances d’avoir un impact réel sur la qualité des soins prodigués aux patients. Elle souligne les dernières innovations dans le domaine de la dermatologie oncologique, notamment l’amélioration des techniques de diagnostic non invasives, telles que la dermoscopie numérique avancée, la microscopie confocale ou l’intelligence artificielle appliquée à la détection précoce des lésions suspectes, ainsi que les nouvelles stratégies thérapeutiques qui « ont considérablement amélioré le pronostic du mélanome et d’autres tumeurs cutanées ».

Concernant les avancées technologiques, le Dr Cañueto indique que la dermoscopie numérique, les systèmes de vidéodermoscopie 3D, la microscopie confocale ou LC-OCT seront essentiels à l’avenir. L’intelligence artificielle sera également de plus en plus utilisée en pratique clinique, et les études moléculaires permettront de mieux identifier les patients à risque élevé ou susceptibles de bénéficier d’un traitement spécifique.

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