Home Accueil Les frappes israéliennes tuent au moins 104 personnes à Gaza, dont 35 enfants – The Irish Times

Les frappes israéliennes tuent au moins 104 personnes à Gaza, dont 35 enfants – The Irish Times

0 comments 85 views

Publié le 2025-10-29 09:26:00. Des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont causé la mort d’au moins 104 Palestiniens, dont de nombreux enfants, dans la nuit de mardi à mercredi, constituant un défi majeur à un cessez-le-feu déjà fragilisé et marquant la journée la plus meurtrière depuis le début de la trêve négociée par les États-Unis.

  • Au moins 104 Palestiniens, dont 35 enfants, ont péri dans des raids israéliens sur Gaza.
  • Ces bombardements surviennent peu après des déclarations du président américain Donald Trump assurant que rien ne menaçait l’accord de cessez-le-feu.
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné ces frappes suite à des échanges de tirs et à la restitution par le Hamas de parties du corps d’un otage.

La nuit de bombardements sur la bande de Gaza, qualifiée de plus sanglante depuis le début de la guerre il y a deux ans, a fait un lourd bilan, portant le nombre de victimes palestiniennes à au moins 104, selon l’agence de défense civile de Gaza. Parmi les personnes décédées figurent au moins 35 enfants, et 200 autres ont été blessées. Ces attaques, dont l’une a visé un camp pour patients atteints de cancer, interviennent alors que le cessez-le-feu, négocié avec le soutien des États-Unis, semblait menacé.

Ces frappes aériennes ont eu lieu quelques heures seulement après que le président américain Donald Trump eut affirmé qu’aucun événement ne mettrait en péril l’accord de trêve qu’il avait contribué à sceller. Le bilan des victimes a été confirmé par une compilation de l’Agence France-Presse (AFP) basée sur les rapports de cinq hôpitaux de Gaza ayant accueilli les morts et les blessés.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné ces opérations militaires dans la soirée du mardi, suite à un échange de tirs entre des militants palestiniens et les troupes israéliennes. Cette décision intervient également dans un contexte de vives tensions, le Hamas ayant remis des restes du corps d’un otage, dont les troupes israéliennes avaient retrouvé la dépouille deux ans plus tôt.

« Parmi ces attaques figurait le ciblage d’un camp de patients atteints de cancer, le camp d’Insan. »

Dr Mohammed al-Mughir, directeur du soutien humanitaire et de la coopération internationale à la défense civile à Gaza

Suite à ces bombardements, le Hamas, qui a nié toute implication dans l’attaque ayant mené à la mort d’un soldat israélien, a annoncé le report de la restitution prévue du corps d’un autre otage. Le président Trump, s’adressant à la presse à bord d’Air Force One, a déclaré que si Israël devait riposter en cas de mort de ses soldats, il ne fallait pas pour autant mettre en péril le cessez-le-feu. Le vice-président américain J.D. Vance avait auparavant indiqué que la trêve tenait malgré des « escarmouches ».

Cependant, les événements de mardi soir ont souligné la précarité du cessez-le-feu, entaché depuis son entrée en vigueur par des violences. Avant les dernières frappes, les médias de Gaza faisaient état de 80 violations israéliennes ayant entraîné la mort de 97 Palestiniens et blessé 230 autres depuis le début de la trêve. Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de Gaza, a décrit la situation comme « catastrophique et terrifiante », qualifiant ces frappes de « violation claire et flagrante de l’accord de cessez-le-feu ».

Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont déclaré ne pas pouvoir donner plus de précisions quant à l’ampleur de l’invasion. Mercredi, elles ont annoncé avoir rétabli le cessez-le-feu à Gaza. L’armée israélienne a par ailleurs diffusé des images suggérant que des membres du Hamas auraient ré-enterré un corps afin de mettre en scène une « fausse découverte » pour le Comité international de la Croix-Rouge, dans le but de créer une « fausse impression d’efforts pour localiser les corps ».

Ces nouvelles ont suscité l’indignation d’une partie de la classe politique israélienne, notamment des ministres d’extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, qui ont appelé Benjamin Netanyahu à reprendre les hostilités.

L’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, stipule que le Hamas doit restituer les dépouilles de tous les otages israéliens en échange de la remise par Israël de 15 corps palestiniens pour chaque Israélien. Le Hamas a jusqu’à présent rendu les restes de 15 otages, et 13 corps sont toujours détenus. Le groupe militant a indiqué ignorer la localisation exacte de tous les corps, affirmant avoir perdu le contact avec plusieurs de ses unités qui détenaient des prisonniers, et qui auraient été tuées lors des bombardements.

Donald Trump a reconnu que certains corps étaient difficiles à atteindre, mais a souligné que d’autres « pourraient être restitués maintenant et pour une raison quelconque, ils ne le sont pas ». Il a évoqué la possibilité que cela soit lié au « désarmement du Hamas », un objectif central pour Israël qui le considère comme une condition préalable à la fin du conflit.

Le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, avait déclaré dimanche que les armes du groupe étaient « liées à l’existence d’une occupation et d’une agression », ajoutant que si « l’occupation prend fin, ces armes seront remises à l’État ». Il est encore incertain à quel « État » il faisait allusion, potentiellement l’Autorité palestinienne naissante, chargée d’administrer Gaza une fois que le Hamas aura renoncé au pouvoir.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.