Le cancer de la prostate, l’un des types de cancers les plus fréquents chez les hommes hispaniques, fait l’objet d’une vigilance accrue. Bien que neuf cas sur dix soient encore localisés au moment du diagnostic grâce aux avancées en matière de dépistage, de traitement et d’éducation, des disparités subsistent, notamment chez cette population.
Le centre de lutte contre le cancer Memorial Sloan Kettering (MSK) met en lumière les principaux facteurs de risque et souligne l’importance des actions préventives. L’âge est un facteur déterminant, mais les antécédents familiaux, l’origine ethnique et des prédispositions génétiques jouent également un rôle non négligeable. Selon les données du MSK, les hommes hispaniques présenteraient un risque accru de 18 % de développer un cancer de la prostate par rapport aux non-hispaniques. Cependant, un constat alarmant émerge : ils seraient 62 % moins susceptibles de recevoir un traitement, soulignant ainsi l’urgence d’un dépistage précoce et d’une meilleure connaissance des facteurs de risque.
Dans de nombreux cas, le cancer de la prostate est asymptomatique. Lorsqu’ils se manifestent, les symptômes apparaissent généralement tardivement et peuvent se traduire par des troubles urinaires ou des douleurs au niveau du bas du dos, des hanches ou des cuisses. Bien que la présence de ces symptômes ne confirme pas systématiquement la maladie, elle impose une évaluation médicale rigoureuse.
« Grâce à des outils de diagnostic et de traitement en constante évolution, le cancer de la prostate devient de plus en plus gérable et de nombreux hommes peuvent vivre pleinement, même avec la maladie. La première ligne de défense consiste à s’informer, à connaître ses facteurs de risque, à effectuer les tests de dépistage recommandés et à discuter avec son médecin de la nécessité d’un suivi adapté », affirme le Dr Alvin C. Goh, directeur de la technologie et de l’éducation en chirurgie urologique robotique au MSK.
Le dépistage débute généralement par un dosage sanguin de l’antigène prostatique spécifique (PSA) lors des bilans de santé de routine. Les options thérapeutiques, quant à elles, varient en fonction du stade et du niveau de risque de la maladie. Elles peuvent inclure une surveillance active pour les cas à faible risque, la chirurgie (recourant à des techniques robotisées ou mini-invasives), la radiothérapie (externe ou curiethérapie) et, pour les formes avancées, des thérapies systémiques telles que l’hormonothérapie, la chimiothérapie ou l’immunothérapie.