Publié le 6 février 2026 à 17h17. Les îles Canaries vont investir plus de 20 millions d’euros dans les programmes de vaccination de santé publique, une initiative annoncée lors d’une conférence régionale visant à renforcer la coordination et l’engagement dans ce domaine crucial.
- Plus de 260 000 doses de vaccin contre la grippe ont déjà été administrées aux îles Canaries, soit une augmentation de 11% par rapport à la campagne précédente.
- Une épidémie de rougeole, née à La Palma en octobre, se propage à Tenerife et Gran Canaria, mais la couverture vaccinale élevée et la surveillance sanitaire permettent de limiter sa propagation.
- L’Elder Museum of Science a réuni des professionnels de la santé pour améliorer la collaboration en matière de vaccination.
La ministre de la Santé des îles Canaries, Esther Monzón, a souligné l’importance de ces investissements pour protéger la population contre les maladies infectieuses. Selon elle, ces fonds « reflètent l’engagement du gouvernement des îles Canaries à protéger l’ensemble de la population des îles à travers la vaccination de larges groupes de citoyens », comme l’a précisé le ministère dans un communiqué.
La réunion des responsables de l’immunisation et des vaccins a mis en évidence l’efficacité de la vaccination, notamment contre la grippe. Jusqu’à la semaine dernière, 260 174 doses avaient été administrées, réduisant ainsi les complications graves, les hospitalisations et les décès liés à ce virus respiratoire. Monzón a insisté sur le rôle essentiel du vaccin, qui permet d’éviter des conséquences graves pour les personnes vulnérables.
La rougeole, une maladie en recrudescence mondiale en raison d’une couverture vaccinale insuffisante dans certaines régions, est également au centre des préoccupations. Si l’Espagne a jusqu’à présent réussi à éviter une propagation importante grâce à une couverture vaccinale élevée, des cas importés ont été recensés. Aux îles Canaries, une épidémie active, originaire de La Palma en octobre, s’est étendue à Tenerife et Gran Canaria. Cependant, la couverture vaccinale étendue et un réseau de surveillance efficace – Santé publique a déjà interrogé environ 1 500 personnes pour identifier d’éventuels cas secondaires – contribuent à freiner sa progression.
La conférence a débuté par une table ronde intitulée « Prendre soin ensemble, nous protégeons mieux », avec des présentations sur la surveillance des infections respiratoires aiguës (IRA), la prévention de ces infections et l’application de l’intelligence artificielle à la vaccination. Álvaro Torres, chef de l’Unité fonctionnelle d’épidémiologie et de prévention des maladies transmissibles, a présenté les données sur les IRA et le système de surveillance. Iván Sanz, responsable de la surveillance scientifique et virologique du Centre National de la Grippe de Valladolid, a exposé les stratégies de prévention des IRA. Enfin, Alejandro Nicolás Álvarez, directeur adjoint des soins infirmiers de gestion des soins primaires de Tenerife, a abordé l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la vaccination.
L’influence des discours anti-vaccins et le manque de ressources dans certaines régions sont pointés du doigt comme facteurs contribuant à la baisse de la couverture vaccinale et à la résurgence de maladies comme la rougeole.
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« Nous sommes protégés contre la rougeole, 90% des canaris sont vaccinés ».
Une épidémie de rougeole, active depuis octobre à La Palma, continue de progresser.