Publié le 2026-02-18 20:50:00. Plus de 300 000 Irlandais fréquentent les piscines chaque semaine, un chiffre surprenant compte tenu du nombre limité de bassins disponibles. Cette affluence croissante soulève des questions sur l’étiquette et le partage de l’espace dans ces lieux de détente et d’exercice.
- Plus de 300 000 adultes irlandais nagent chaque semaine dans les piscines publiques.
- Le manque de piscines en Irlande (une piscine pour 80 000 habitants) est pointé du doigt, tout comme le manque de respect des règles élémentaires par certains usagers.
- L’auteure dénonce les comportements gênants en piscine, comme les nageurs qui bloquent les couloirs ou adoptent des pratiques d’étiquette douteuses.
La popularité de la natation en Irlande est indéniable. Chaque semaine, plus de 300 000 adultes plongent dans les eaux chlorées des piscines à travers le pays. Un chiffre qui témoigne d’un engouement certain pour ce sport, mais qui met également en lumière un problème de fond : le manque d’infrastructures. Avec une piscine pour 80 000 habitants, l’Irlande se trouve à la traîne par rapport à d’autres pays européens, et il est presque miraculeux qu’elle parvienne à former de grands nageurs dans ces conditions, selon une récente analyse.
Au-delà du manque de bassins, c’est le comportement de certains usagers qui irrite. L’auteure se plaint notamment de ceux qui entravent la progression des autres nageurs en bloquant les couloirs. « Ce sont les pieds qui pendent qui m’agacent, confie-t-elle. Lorsque vous faites des longueurs et que vous essayez de tourner contre le mur, deux paires de jambes bloquent votre chance de vous tordre et de repousser. C’est l’équivalent de nager au pied d’un escalier roulant en mouvement. »
Elle décrit une scène typique : un nageur qui se repose au milieu de la voie rapide, obligeant les autres à effectuer des manœuvres d’évitement risquées. « Bloquer le mur parce que vous reprenez votre souffle entre les tours, grand. Se détendre sur le rebord de la piscine avec l’eau clapotant doucement sur vos tibias, perturbateur. » Ses tentatives de trouver une solution en ligne l’ont d’ailleurs conduite à des découvertes surprenantes. Un site américain suggérait par exemple de signaler sa présence en mettant les jambes dans l’eau, une idée qu’elle jugeait d’abord ridicule.
Son souvenir d’une expérience similaire dans une piscine des Midlands a cependant remis en question ses certitudes. Elle avait alors été réprimandée par un autre nageur pour ne pas avoir partagé la voie correctement. « Il s’est avéré que le stupide site Web américain sur la piscine que j’avais trouvé proposait également de diviser la voie en option, plutôt que de suivre la méthode du « cercle ». »
L’auteure a également consulté des sites irlandais, qui préconisent une approche directe mais polie pour signaler les comportements gênants. « Vous devriez apparemment pouvoir dire à quelqu’un qui flotte sur le dos au milieu de la voie rapide qu’il « pourrait se sentir plus à l’aise sur la voie lente ». » Elle ironise sur le manque de franchise et de politesse dans les piscines irlandaises, où l’on a plutôt tendance à souffrir en silence, à être passif-agressif ou à « faire une crise de nerfs ».
L’accumulation d’équipement autour des piscines est un autre sujet de préoccupation. Palmes, tubas, pagaies à main, cahiers d’entraînement, bouteilles d’eau… « Quand j’ai vu une bouteille fraîche de San Pellegrino pétillant au bout de l’allée, j’ai lutté contre l’envie de la fouetter comme un boomerang directement à travers la fenêtre dans le parking. » Elle compare cette situation à celle des baigneurs qui utilisaient des journaux pour se sécher dans les piscines maritimes d’autrefois, regrettant une époque plus simple.
Finalement, l’auteure confie qu’elle préfère partager ses frustrations avec ses amis. « Il est de retour, en string, faisant une brasse lente et large », dit-elle à une amie. Cette dernière souligne que les vestiaires sont souvent le théâtre de comportements surprenants. « Une femme a complètement séché son buisson avec un sèche-cheveux et une brosse juste à côté de moi », raconte-t-elle. « C’était une brosse ronde en métal. » L’auteure conclut en affirmant qu’elle préférera s’en tenir à la piscine.