Publié le 7 octobre 2025. Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a nommé un proche allié à la tête de l’organe de lutte contre la corruption du pays, alors que son administration entend renforcer la surveillance des projets d’infrastructure.
- Le secrétaire à la Justice, Jesus Crispin Remulla, prend la direction du chien de garde anti-corruption.
- Cette nomination intervient dans un contexte de répression de la corruption présumée dans les projets d’infrastructure du pays.
- Le nouveau responsable promet fermeté et transparence, affirmant qu’il n’y aura « pas de vaches sacrées ».
Le président Ferdinand Marcos Jr. a confié la direction de l’office indépendant de lutte contre la corruption à son secrétaire à la Justice, Jesus Crispin Remulla. Ce dernier a été chargé, selon un communiqué du bureau des communications présidentielles, de « maintenir la transparence, de renforcer les mesures anti-corruption et de s’assurer que la justice est administrée de manière équitable et efficace ». La déclaration du nouveau médiateur a été sans ambiguïté :
« Il n’y aura pas de vaches sacrées, pas d’exemptions et aucune excuse. La fonction publique est un mandat de confiance du public, et ceux qui trahiront ce mandat seront tenus responsables. »
Jesus Crispin Remulla, Secrétaire à la Justice
Ce poste, doté d’un mandat fixe de sept ans, prend une importance capitale à un moment où l’administration Marcos cherche à endiguer ce qui ressemble à une corruption endémique, notamment dans le domaine des projets de contrôle des inondations. Ces derniers ont récemment fait l’objet d’enquêtes parlementaires et ont déclenché des manifestations dans la nation, régulièrement frappée par des typhons.

Les investigations menées par le Congrès ont déjà mis en cause certains parlementaires, y compris le cousin du président et ancien président de la Chambre des représentants, Martin Romualdez. Ce dernier, ainsi que d’autres législateurs incriminés, ont fermement nié toute malversation.