Publié le 2025-10-03 11:02:00. Face à la retraite de leur médecin traitant, des patients s’interrogent sur le choix entre un docteur en médecine (MD) et un docteur en ostéopathie (DO). Parallèlement, une lettre poignante soulève la difficulté d’obtenir un pronostic précis pour un proche atteint d’un cancer avancé.
Face à la pénurie de médecins acceptant de nouveaux patients, notamment ceux couverts par Medicare, la question du type de praticien à consulter se pose. Pour certains, le choix entre un médecin diplômé en médecine (MD) et un docteur en ostéopathie (DO) peut sembler crucial.
Le Dr Keith Roach, dans sa réponse, souligne que la formation des DO et des MD est aujourd’hui quasi équivalente. Les DO reçoivent une formation supplémentaire en manipulation ostéopathique, une compétence que certains utilisent activement dans leur pratique, tandis que d’autres s’en écartent. L’avis du Dr Roach est clair : « À mon avis, la formation des DO et des MD est si presque équivalente qu’il n’y a pas de raison de choisir entre eux. » Des études comparatives n’ont, d’ailleurs, montré aucune différence significative dans les résultats de soins entre les deux types de praticiens.
Le médecin conclut que l’expérience et la philosophie du praticien sont des critères plus déterminants que le diplôme lui-même. « Personnellement, je choisirais un DO ou un MD en tant que médecin personnel. L’expérience et la philosophie sont plus importantes que le degré », affirme-t-il.
La seconde partie de la chronique aborde un sujet plus sombre : la difficulté de communiquer un pronostic réaliste face à un cancer en phase terminale. Une lectrice anonyme exprime son désarroi face à l’incapacité des médecins à donner à sa famille une idée claire de l’espérance de vie de son frère, atteint d’un cancer de la prostate métastasé dans plusieurs organes, y compris le cerveau.
Le Dr Roach se dit désolé pour la situation et pour le manque de franchise dont cette famille a fait l’objet. Il reconnaît la complexité de la tâche, car les médecins ne sont pas toujours aptes à prédire l’avenir avec précision. Cependant, il avance une estimation : « sur la base de ce que vous m’avez dit, je dirais que son espérance de vie est des semaines à des mois, pas des années. »
Le médecin partage alors une anecdote personnelle marquante vécue lors de sa formation. Un patient en phase terminale, entouré de sa famille, lui avait posé la question directe : sa maladie allait-elle le tuer ? Malgré l’incertitude inhérente à de telles situations, le Dr Roach avait choisi de répondre honnêtement : le cancer allait l’emporter, précisant qu’il s’agissait probablement de jours ou de semaines, plutôt que de mois. Le patient avait exprimé un profond soulagement face à cette franchise. Cet événement a façonné son approche : toujours essayer d’être honnête, tout en faisant preuve de compassion, lorsqu’il s’agit de discuter des pronostics des patients atteints de maladies avancées.