Publié le 21 octobre 2025. Des médicaments actuellement utilisés pour la perte de poids, tels que l’Ozempic, pourraient ouvrir une nouvelle voie dans le traitement des addictions à l’alcool et aux drogues. Des recherches préliminaires suggèrent que ces traitements, qui agissent sur le système GLP-1, pourraient réduire significativement les envies compulsives.
Les médicaments agonistes du GLP-1, tels que l’Ozempic, le Wegovy et le Mounjaro, révolutionnent déjà le traitement de l’obésité et du diabète. Ces molécules imitent l’action d’une hormone naturelle, le peptide-1 de type glucagon (GLP-1), entraînant une perte de poids significative (entre 5 % et 15 % en moyenne lors des essais cliniques) et une meilleure régulation de la glycémie.
Au-delà de leur action sur l’appétit et le métabolisme, ces médicaments semblent avoir un impact sur d’autres types de désirs. « Étant donné que les agonistes du GLP-1 semblent réduire le désir des patients pour la nourriture, il n’est pas surprenant qu’ils puissent également atténuer, voire éteindre, d’autres envies », expliquent Adam Cohen et le Dr Hal Scofield, chroniqueurs invités, dans une analyse prospective.
Bien que ces observations soient encore à un stade de recherche, elles suscitent un vif intérêt. Les témoignages et les premières études indiquent que ces traitements pourraient avoir le potentiel de réduire la dépendance à l’alcool et à d’autres substances psychoactives. Cette piste ouvre la perspective d’une approche thérapeutique innovante pour des millions de personnes souffrant d’addictions, en s’attaquant potentiellement aux mécanismes neurologiques sous-jacents aux compulsions.