Home Santé Les meilleurs conseils de la diététiste pour inciter les enfants à manger plus sainement

Les meilleurs conseils de la diététiste pour inciter les enfants à manger plus sainement

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Publié le 10 février 2024 10h46. Des habitudes alimentaires saines se construisent dès le plus jeune âge, et il est crucial d’accompagner les enfants vers une alimentation équilibrée, malgré les défis que rencontrent les parents au quotidien.

  • Neuf Suédois sur dix ne consomment pas suffisamment de céréales complètes, de fruits et de légumes.
  • La région de Skåne lance une campagne de sensibilisation à l’importance d’une alimentation saine pour la santé.
  • Adopter de bonnes habitudes alimentaires dès l’enfance est un investissement pour l’avenir.

Les habitudes alimentaires se mettent en place très tôt dans la vie, et plus on avance en âge, plus il devient difficile de les modifier. C’est pourquoi il est essentiel de proposer une alimentation saine et riche en nutriments dès le début, souligne Julia Backlund, diététicienne au centre de santé Fagerängen à Trelleborg et au sein de l’unité de gestion des connaissances de la région de Skåne.

« Les habitudes alimentaires, les comportements alimentaires et les préférences gustatives nous accompagnent tout au long de notre vie. Nous héritons non seulement de nos gènes, mais aussi de nos habitudes alimentaires. Adopter de bonnes habitudes alimentaires est un investissement pour une bonne santé future. »

Julia Backlund, diététicienne

La région de Skåne attire l’attention sur l’importance de l’alimentation à travers sa campagne de communication « Have it good ! ». Les mauvaises habitudes alimentaires, au même titre que le tabac, sont considérées comme le principal facteur de risque pour la santé et les décès prématurés en Suède. Pourtant, même en étant conscient de cette importance, de nombreux parents se heurtent à des difficultés pour garantir à leurs enfants une alimentation équilibrée.

Julia Backlund, qui accompagne de nombreuses familles dans son travail, constate que les défis sont variés et propres à chaque situation. Les enfants difficiles, l’augmentation du coût des denrées alimentaires, les influences culturelles, la publicité pour des produits peu sains destinés aux enfants, et surtout, le manque de temps, sont autant d’obstacles.

« Un emploi du temps familial chargé peut rendre stressant et difficile le fait de faire les courses, de planifier et de préparer les repas que l’on souhaite offrir. On peut alors être tenté par des alternatives plus rapides, mais moins saines, même si ce n’est pas ce que l’on voudrait. Le manque de connaissances, ne pas savoir de quoi les enfants ont besoin et comment composer des repas équilibrés, est également un défi. »

Julia Backlund, diététicienne

Pour aider les enfants à s’habituer à une alimentation saine dès le plus jeune âge, Julia Backlund recommande de profiter de leur curiosité naturelle lors de la diversification alimentaire. Il est important de leur proposer une grande variété de goûts et de textures, afin qu’ils aient l’opportunité de les découvrir et de les apprécier. Vers l’âge de deux ou trois ans, cette ouverture d’esprit tend à diminuer, et l’enfant peut devenir plus méfiant face à de nouveaux aliments.

La patience est alors essentielle. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’un enfant apprécie immédiatement un nouvel aliment. Il peut être nécessaire de le lui présenter plusieurs fois – parfois jusqu’à 20 fois – avant qu’il ne veuille le goûter. Il faut ensuite continuer à le proposer, de préférence en l’accompagnant d’aliments que l’enfant aime déjà. Par exemple, si l’enfant aime la cannelle, on peut en saupoudrer sur une pomme.

Les parents doivent également être un bon exemple. Les enfants ne font pas ce qu’on leur dit, mais ce qu’on leur montre. Il est donc important que les adultes adoptent eux-mêmes les habitudes alimentaires qu’ils souhaitent voir adopter par leurs enfants. Cela ne concerne pas seulement les parents : un cousin plus âgé, les grands-parents ou le personnel de la crèche peuvent également servir de modèles.

Pour rendre l’expérience plus agréable, il est conseillé de présenter les aliments de manière ludique. Si l’enfant refuse de manger des légumes nature, on peut lui proposer de les tremper dans une sauce avant le dîner, ou de les intégrer dans des plats comme des tacos ou des woks. Il est également judicieux de servir un nouvel aliment avec des aliments que l’enfant connaît et aime déjà. Pour passer aux pâtes complètes, on peut commencer par les mélanger avec des pâtes ordinaires, afin d’effectuer une transition progressive.

Impliquer les enfants dans la préparation des repas peut également susciter leur intérêt. En les laissant participer à la planification des menus, aux courses et à la cuisine, ils seront plus enclins à goûter ce qu’ils ont préparé.

La région de Skåne rappelle que neuf Suédois sur dix ne consomment pas suffisamment de céréales complètes, de fruits et de légumes, selon une récente enquête du Conseil nordique des ministres. Elle souhaite encourager une alimentation plus saine en mettant à disposition des informations, des recettes et des suggestions de menus sur son site web 1177.se. Remplacer une partie de son alimentation par des alternatives à base de céréales complètes ou augmenter sa consommation de fruits et de légumes peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment en réduisant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de certains cancers et de démence.

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