Home Accueil Les Nations Unies « Musée virtuel des reliques culturelles volées » ont été lancées pour reproduire le vol de bronze Arhats | Ville de littérature

Les Nations Unies « Musée virtuel des reliques culturelles volées » ont été lancées pour reproduire le vol de bronze Arhats | Ville de littérature

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L’UNESCO lance une plateforme innovante pour lutter contre le trafic d’œuvres d’art volées. Inauguré à Barcelone, le « Musée virtuel des reliques culturelles volées » utilise la modélisation 3D et la réalité virtuelle pour redonner une visibilité numérique au patrimoine culturel « perdu » suite à des conflits, des pillages ou des transactions illégales. L’objectif est de maintenir vivante la mémoire collective et de faciliter, à terme, le retour de ces biens inestimables dans leur pays d’origine.

Parmi les trésors mis en lumière sur cette plateforme figurent quatre statues d’Arhats en bronze datant de la dynastie Ming (plus de 400 ans d’histoire), originaires de Huainan, dans la province d’Anhui, en Chine. Ces pièces faisaient autrefois partie des collections du musée du comté de Shou, avant de disparaître mystérieusement.

Ces quatre Arhats font malheureusement partie d’une série de sept statues dérobées au musée de Shou en novembre 1996. Si trois d’entre elles ont depuis été récupérées, les quatre désormais visibles dans le musée virtuel de l’UNESCO demeurent introuvables, malgré les efforts des autorités chinoises. L’information sur leur vol et leur récupération partielle est disponible sur la « Plateforme de diffusion d’informations sur les reliques culturelles volées de Chine », pilotée par le ministère de la Sécurité publique et l’Administration d’État du patrimoine culturel.

Cette affaire met en lumière des défaillances passées dans la gestion et la sécurisation du patrimoine culturel chinois. Un article du JAC Morning News datant de 2002 faisait déjà état d’une gestion chaotique au musée du comté de Shou, entraînant des vols et des dégradations d’œuvres d’art de grande valeur. L’article de 2002 détaillait trois incidents marquants :

  • En décembre 1992, un cercueil en argent, transporté sans emballage adéquat pour une exposition, a subi de graves dommages.
  • En novembre 1996, le détournement de fonds alloués à la sécurité a conduit au vol des sept Arhats en bronze, faute d’équipement d’alarme adéquat.
  • En août 1997, une épée du roi Yue, classée trésor national de première catégorie, a été brisée en trois morceaux lors d’une manipulation non conforme aux procédures lors de la préparation d’une exposition à Pékin.

Ces événements ont conduit au licenciement du conservateur du musée, mais le sentiment de regret persiste plus de vingt ans après, tant ces pertes représentent un préjudice culturel irréparable.

L’UNESCO rappelle que sur son « Musée virtuel des reliques culturelles volées », le principe est simple : « Plus les gens en savent, plus il est facile de les retrouver ». Chaque consultation de ces œuvres virtuelles contribue à les sortir de l’invisibilité et, espère-t-on, à les rapprocher de leur lieu d’origine. Cette initiative incarne l’espoir d’un retour prochain pour toutes les reliques culturelles volées et pillées illégalement.

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