Publié le 24 octobre 2025, 14h40. Les pilotes de Lufthansa, représentés par le syndicat Verband Cockpit (VC), se retrouvent à un point critique dans leurs négociations salariales. Face à l’échec des discussions avec la compagnie aérienne, un vote de grève a déjà été mené, laissant planer la menace de perturbations majeures dans le transport aérien.
- Le syndicat des pilotes VC n’a pas réussi à trouver d’accord avec Lufthansa lors des récentes négociations.
- Une décision sur les prochaines étapes sera prise la semaine prochaine par la commission de négociation collective.
- Les pilotes s’inquiètent d’une potentielle réduction des effectifs et des perspectives de carrière au sein du groupe.
- Le conflit porte officiellement sur les retraites d’entreprise pour environ 4 800 pilotes.
Le syndicat des pilotes Verband Cockpit (VC) a annoncé vendredi que les négociations avec Lufthansa n’avaient pas abouti. La commission de négociation collective se réunira la semaine prochaine pour réévaluer la situation et déterminer la marche à suivre. Le VC souhaite réexaminer les propositions initiales concernant les salaires. Forts d’un vote de grève préalable, les membres du syndicat ont exprimé leur volonté de passer à l’action, plaçant ainsi Lufthansa et sa filiale cargo, Lufthansa Cargo, sous la menace d’une grève à tout moment.
Au cœur des tensions se trouve le projet de la direction de transférer une partie de la flotte moyen-courrier vers des filiales telles que City Airlines et Discover, dans une optique de réduction des coûts. Le syndicat y voit une menace directe pour l’emploi et les perspectives de carrière des pilotes de Lufthansa. Le VC milite pour un concept global englobant l’ensemble de la flotte européenne, incluant des conventions collectives pour les pilotes des filiales. Arne Karstens, président de la commission de négociation collective, a indiqué que les premières offres de la direction étaient soumises à des concessions jugées inacceptables par les pilotes. La direction de Lufthansa a quant à elle déclaré se concentrer sur les discussions en cours, refusant de commenter les détails.
Sur le plan officiel, le conflit porte sur les retraites d’entreprise, un sujet concernant près de 4 800 pilotes. Le syndicat avait initialement exigé un triplement de la part de l’employeur dans ces régimes. Malgré sept cycles de négociations, aucun accord n’a pu être trouvé sur ce point crucial.