Publié le 26 février 2026. Les autorités balinaises s’apprêtent à renforcer la réglementation concernant les services de transport touristique, dans un contexte de tensions persistantes entre les chauffeurs de taxi traditionnels et les plateformes de VTC comme Grab et Gojek.
- Le gouvernement de Bali s’engage à mettre en œuvre des mesures pour protéger les chauffeurs de taxi locaux et réguler le secteur.
- Des quotas pourraient être imposés aux fournisseurs de services de VTC, tant pour les motos que pour les voitures.
- Un système d’enregistrement centralisé pour tous les chauffeurs, y compris ceux utilisant les applications, est envisagé.
Depuis une dizaine d’années, le secteur des taxis et des transports à Bali est marqué par des difficultés, exacerbées par l’essor des applications de VTC Grab et Gojek. De nombreux chauffeurs de taxi locaux se sont sentis exclus du marché, créant des tensions et des problèmes tant pour eux que pour les touristes.
Juste avant la pandémie, ces tensions avaient atteint un point critique. Des groupes de chauffeurs de taxi locaux avaient mis en place des zones interdites aux conducteurs de VTC, et des incidents impliquant de l’agressivité, voire de la violence, envers les touristes et les chauffeurs de VTC avaient été signalés.
Les chauffeurs de taxi traditionnels exprimaient leur frustration face à l’arrivée massive de conducteurs de VTC, qui avait entraîné une baisse des prix et une concurrence accrue. À l’inverse, les touristes manifestaient une préférence croissante pour les applications en ligne, appréciant leur commodité, l’absence de barrières linguistiques, la transparence des tarifs et les fonctionnalités de sécurité.
En janvier 2025, le Forum pour la lutte des chauffeurs touristiques de Bali (FPDP) avait organisé une marche de protestation devant le Conseil représentatif régional du peuple de Bali (DPRD), pour formuler six revendications précises. Parmi celles-ci figuraient l’établissement de quotas pour les fournisseurs de services de VTC, la création de tarifs standardisés pour les taxis et la restriction de l’embauche de chauffeurs non balinais par les compagnies de taxi.
Suite à ces protestations et à des réunions avec les autorités, il a été décidé que la législation existante visant à protéger les chauffeurs de taxi locaux serait appliquée plus strictement, et que de nouvelles normes industrielles seraient introduites.
Cette semaine, le gouverneur de Bali, Wayan Koster, a rencontré des représentants de Bali Transport Bersatu, une association de chauffeurs de taxi, pour discuter de la mise en œuvre de ces politiques.
« Nous soutenons pleinement la mise en œuvre du règlement du gouverneur de Bali régissant à la fois les chauffeurs de taxi de base et conventionnels. Cependant, nous sommes encore confrontés à de nombreux obstacles dans sa mise en œuvre. »
Président de Bali Transport Bersatu
Le gouverneur Koster a déclaré qu’il s’engageait à trouver des solutions rapides, notamment en matière de quotas et d’accès à la sécurité sociale pour les chauffeurs.
« [Je vais] conclure immédiatement un accord de quota sous la forme d’un certificat. Pour BPJS Employment, je contribuerai à faciliter et à accélérer le processus. Parce qu’il s’agit de l’économie des citoyens, nous devons intervenir rapidement et ne pas rendre les choses difficiles. »
Wayan Koster, Gouverneur de Bali
Il a également souligné l’importance d’une meilleure gestion des stations de taxis, en donnant la priorité aux chauffeurs locaux et en mettant en place un système d’enregistrement centralisé pour tous les conducteurs, y compris ceux travaillant via les applications.
Les touristes ne devraient pas constater de changements majeurs dans l’utilisation des services de taxi à Bali dans l’immédiat, mais des modifications pourraient intervenir dans les prochains mois, notamment au niveau des stations de taxis, en particulier à l’aéroport de Bali. Il est rappelé que les applications de taxi en ligne sont légales et peuvent être utilisées sur toute l’île.

