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Les organisations humanitaires font pression pour une réforme des soins 24 heures sur 24

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Publié le 17 février 2026 à 13h02. Les organisations Caritas, Hilfewerk et Malteser Care alertent sur la nécessité d’une augmentation significative du financement public pour les soins à domicile 24 heures sur 24, face à l’inflation et à la pression croissante sur les familles.

  • Les organisations humanitaires réclament un doublement du financement, passant de 800 à 1 600 euros par mois.
  • Un ajustement des plafonds de revenus est également demandé, de 2 500 à 4 055 euros.
  • Les prestataires de soins soulignent que les coûts des soins à domicile restent inférieurs à ceux des établissements pour personnes âgées.

À l’approche de la réunion de vendredi de la commission de développement des soins, Caritas, Hilfewerk et Malteser Care tirent la sonnette d’alarme. L’inflation galopante rend les soins à domicile de plus en plus inaccessibles, mettant en péril le maintien à domicile de nombreuses personnes âgées ou dépendantes. Les organisations demandent une revalorisation drastique des aides financières.

Selon les associations, le financement actuel de 800 euros par mois est largement insuffisant pour couvrir les coûts réels des soins 24 heures sur 24. Elles proposent de le doubler, atteignant ainsi 1 600 euros. Parallèlement, elles plaident pour une révision à la hausse des plafonds de revenus, qui limitent l’accès à ces aides pour de nombreuses familles. Le seuil actuel de 2 500 euros devrait être porté à 4 055 euros.

Elisabeth Anselm, directrice générale de l’organisation humanitaire, a souligné lors d’une conférence de presse que cette augmentation serait également judicieuse d’un point de vue économique.

« Les coûts pour le secteur public de prendre en charge des personnes nécessitant des soins dans des établissements tels que les maisons de retraite sont bien plus élevés que pour les soins à domicile, avec l’aide d’un personnel soignant 24 heures sur 24. »

Elisabeth Anselm, directrice générale de l’organisation humanitaire

Helmut Lutz, directeur général de Malteser Care, a dénoncé un « déséquilibre total » dans la promotion des soins 24 heures sur 24. Il a rappelé que le financement n’a été ajusté qu’une seule fois depuis sa mise en place en 2007, passant de 550 à 800 euros en 2023, ce qui, selon lui, ne compense même pas la perte de valeur due à l’inflation.

Anna Parr, secrétaire générale de Caritas, a insisté sur la nécessité de compenser la perte de pouvoir d’achat. Elle a précisé qu’une augmentation du financement à 1 600 euros serait non seulement efficace, mais resterait inférieure au coût d’une place en maison de retraite. La question de la répartition de ce financement supplémentaire – directement aux bénéficiaires ou via un investissement dans l’assurance qualité et la sécurité sociale des soignants – reste à déterminer.

Les prestataires de soins ont présenté des chiffres éloquents : la dépense nette annuelle moyenne pour une personne nécessitant des soins en maison de retraite s’élève à 38 728 euros, contre seulement 9 980 euros pour une garde 24 heures sur 24 et 6 307 euros pour des services à domicile.

Les organisations humanitaires souhaitent également que des aides supplémentaires soient accordées aux personnes à faibles revenus qui ne peuvent pas accéder aux soins 24 heures sur 24 malgré le financement de base, en s’inspirant de modèles comme celui de la Styrie, où une aide supplémentaire est versée à partir du niveau 4 de l’allocation de soins.

Helmut Lutz a souligné que l’inflation empêche de plus en plus de familles d’accéder au financement. Il a dénoncé une situation injuste, où les personnes à faibles revenus n’ont pas les moyens de bénéficier des soins à domicile, tandis que celles aux revenus plus élevés n’y ont pas droit. Cela conduit, selon lui, à une augmentation du nombre de personnes dépendantes qui se retrouvent contraintes d’intégrer des maisons de retraite coûteuses et surchargées.

La question des soins 24 heures sur 24 sera au cœur des discussions lors de la réunion de vendredi de la Commission de développement des soins infirmiers. La ministre des Affaires sociales, Korinna Schumann (SPÖ), avait annoncé en novembre le lancement d’une assurance qualité pour les soins 24 heures sur 24, avec l’établissement de critères de qualité uniformes et contraignants à l’échelle nationale. Le développement du certificat de qualité volontaire « ÖQZ-24 » sera également probablement abordé.

La composition du comité, qui comprend des représentants des gouvernements fédéral, étatiques et locaux, est critiquée par les associations, qui regrettent l’absence de prestataires de soins. Toutefois, elles se réjouissent de l’implication des autorités locales.

Selon les estimations, environ 30 000 familles pourraient bénéficier des soins 24 heures sur 24. Près de 57 000 soignants indépendants, originaires pour la plupart d’Europe de l’Est et du Sud-Est, disposent actuellement d’une licence commerciale valide pour exercer cette activité.

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