Publié le 7 février 2024 17h13. Une nouvelle étude révèle que les personnes ayant tendance à se coucher tard présentent un risque accru de problèmes cardiovasculaires, tels que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Les « noctambules » pourraient mettre leur cœur en danger en raison d’une perturbation de leur rythme biologique et d’habitudes de vie moins saines.
- Les personnes qui se couchent tard ont 16 % plus de chances de développer des problèmes cardiovasculaires que celles qui se lèvent tôt.
- Les « couche-tard » sont 79 % plus susceptibles d’avoir une santé cardiovasculaire dégradée.
- Des habitudes de sommeil saines, combinées à un mode de vie équilibré, peuvent aider à réduire ces risques.
Une étude menée auprès de plus de 300 000 adultes et publiée dans le Journal of the American Heart Association met en évidence un lien significatif entre les horaires de sommeil et la santé cardiaque. Les chercheurs ont constaté que les individus qui ont naturellement tendance à se coucher tard et à être plus actifs en soirée présentent un risque plus élevé de développer des maladies cardiovasculaires.
Ce risque accru serait lié à une perturbation du rythme circadien, l’horloge biologique interne qui régule les fonctions physiologiques en fonction du cycle jour-nuit. Un dérèglement de ce rythme peut entraîner des conséquences néfastes sur la santé, notamment en favorisant l’adoption de comportements à risque. L’étude souligne que les « noctambules » sont plus susceptibles d’adopter de mauvaises habitudes alimentaires, de fumer et de souffrir d’un manque de sommeil, autant de facteurs qui contribuent à fragiliser le système cardiovasculaire.
L’évaluation de la santé cardiovasculaire des participants a pris en compte plusieurs paramètres, tels que le poids, le taux de cholestérol, la glycémie, la tension artérielle, ainsi que l’adoption d’un régime alimentaire sain, la pratique d’une activité physique régulière et l’absence de tabagisme. Les résultats ont révélé que les personnes ayant des horaires de sommeil tardifs étaient 79 % plus susceptibles de présenter une santé cardiovasculaire dégradée. De manière surprenante, cette corrélation s’est avérée plus forte chez les femmes.
Les chercheurs reconnaissent certaines limites à leur étude, notamment le fait qu’elle repose sur des données déclaratives concernant les habitudes de sommeil des participants. Cette approche peut ne pas refléter avec précision les variations des rythmes biologiques au cours de la vie et pourrait entraîner des erreurs de classification. Néanmoins, ils estiment que ces résultats constituent une base solide pour encourager l’adoption de modes de vie plus sains.
Les experts en santé insistent sur l’importance d’un rythme circadien régulier pour le bien-être général. Lorsque l’horloge biologique est synchronisée avec le cycle de 24 heures, elle permet de réguler efficacement les fonctions essentielles de l’organisme. Les perturbations de ce rythme, causées par des horaires de sommeil irréguliers, le travail de nuit ou l’exposition à la lumière artificielle en soirée, sont associées à un risque accru d’obésité, de maladies cardiaques, de diabète de type 2 et d’hypertension artérielle. Une étude récente a même suggéré que le manque de sommeil pourrait être plus nocif pour la santé que le tabagisme ou une mauvaise alimentation.
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