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Les petites entreprises sont compétitives : pourquoi les sociétés de cartes de crédit ne le peuvent-elles pas ?

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Les petites entreprises américaines, déjà fragilisées par l’inflation, sont confrontées à une nouvelle menace : des frais de transaction par carte bancaire jugés exorbitants. Un projet de loi bipartite, soutenu par l’administration Trump, vise à instaurer une concurrence accrue dans le secteur et à alléger la pression financière sur Main Street.

En 2024, les frais de transaction, communément appelés « swipe fees », ont atteint un niveau record de 187,2 milliards de dollars (environ 173 milliards d’euros), constituant le deuxième poste de dépenses le plus important pour la plupart des commerçants après les salaires. Visa et Mastercard, les deux géants du secteur, ainsi que les grandes banques, sont accusés de maintenir un système de paiement injuste et non compétitif, fixant des commissions de 2 à 4 % sur chaque transaction.

Ce système pénalise particulièrement les petites entreprises, qui n’ont pas le même pouvoir de négociation que les grandes chaînes. « Il n’y a aucune bonne raison pour que les petits commerçants paient des tarifs plus élevés », soulignent les défenseurs du projet de loi. Le processus de transaction et les coûts d’équipement sont identiques pour tous.

Le projet de loi sur la concurrence dans le secteur des cartes de crédit, porté par les sénateurs Marshall et Durbin et les représentants Gooden et Lofgren, obligerait les banques à proposer aux commerçants un choix plus large de réseaux de traitement des paiements. Actuellement, la plupart sont contraints d’utiliser Visa et Mastercard. La nouvelle législation permettrait d’utiliser des alternatives comme Star, NYCE, Pulse et Shazam.

L’objectif est de stimuler la concurrence et de faire baisser les frais. En théorie, les réseaux de cartes de crédit seraient incités à réduire leurs commissions pour conserver leurs clients, ce qui se traduirait par des économies pour les commerçants et, potentiellement, des prix plus bas pour les consommateurs.

Selon la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB), 92 % de ses membres estiment qu’ils devraient avoir le droit de choisir leur réseau de traitement des paiements. « Main Street a désespérément besoin de réformes », insiste Adam Temple, vice-président senior de l’organisation. Les conséquences de ces frais élevés sont multiples : difficultés à embaucher, à augmenter les salaires, et même à maintenir l’activité à long terme.

L’adoption de ce projet de loi est désormais entre les mains du Congrès. Le soutien du président Trump et de législateurs des deux partis politiques laisse entrevoir une issue favorable pour les petites entreprises américaines.

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