Les négociations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, qui reprennent aujourd’hui, pourraient bien être la dernière chance d’éviter une escalade militaire au Moyen-Orient. La perspective d’une intervention américaine, conjuguée aux tensions géopolitiques, maintient les prix du pétrole à des niveaux élevés, tandis qu’une réunion de l’OPEP+ prévue ce week-end pourrait modifier l’offre mondiale.
Selon des sources proches des négociations, des forces américaines et alliées sont en état d’alerte, prêtes à intervenir si les discussions échouent. Un conflit militaire pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, potentiellement au-delà de 70 dollars le baril (environ 64 euros), après une tendance à la hausse observée depuis janvier.
Parallèlement, l’OPEP+ doit se réunir ce dimanche pour discuter des limites de production. Une fin de la pause actuelle dans les augmentations de production pourrait se traduire par une hausse de 137 000 barils par jour (environ 127 000 mètres cubes) à partir d’avril. L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, pourrait soutenir cette initiative, qui exercerait également une pression sur la Russie en réduisant les prix mondiaux du pétrole.
Si un accord est trouvé entre Washington et Téhéran, et que les sanctions imposées à l’Iran sont levées, les prix du West Texas Intermediate (WTI), le brut américain, pourraient retomber, potentiellement en dessous de leurs plus bas niveaux enregistrés à la fin de l’année 2025 et au début de 2026.
En début de semaine, le brut WTI a atteint de nouveaux sommets annuels, dépassant légèrement les 67 dollars le baril (environ 62 euros), avant d’entrer dans une phase de consolidation. Cette situation reflète l’incertitude persistante concernant l’Iran, où la menace d’une intervention militaire américaine reste bien réelle. La question du programme nucléaire iranien, que l’administration américaine soupçonne de viser l’acquisition d’armes nucléaires, demeure au cœur du conflit.
Les États-Unis pourraient offrir un allègement des sanctions à l’Iran en échange de concessions sur son programme nucléaire. Bien que de nouvelles sanctions aient été imposées hier à 30 entités impliquées dans le transport du pétrole iranien, un assouplissement des sanctions existantes ne serait pas techniquement difficile à mettre en œuvre. Le rôle des alliés de l’Iran, notamment la Chine, sera crucial, car leur réaction pourrait influencer le cours du conflit et, par conséquent, les réactions du marché.
À ce stade, le marché du pétrole attend une décision. La tendance à la hausse observée la semaine dernière a culminé avec un nouveau sommet annuel, suivi d’une pause de consolidation. Si les vendeurs parviennent à prolonger cette correction, la zone cible la plus proche se situe autour de 64 dollars le baril (environ 59 euros), au confluent d’une ligne de tendance ascendante et d’un support local. Une vente plus importante pourrait ensuite s’ensuivre, avec un objectif initial de baisse proche de 62 dollars le baril (environ 57 euros).