Home Santé Les premiers cas d’une variante plus grave de la variole du singe sont détectés aux États-Unis

Les premiers cas d’une variante plus grave de la variole du singe sont détectés aux États-Unis

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Publié le 2025-10-18 16:45:00. Les autorités sanitaires de Californie ont alerté sur la détection des premiers cas de mpox de clade I sans antécédents de voyage aux États-Unis, soulevant des préoccupations quant à une possible transmission communautaire de cette souche plus agressive.

  • Des cas de mpox de clade I, réputés plus dangereux, ont été identifiés en Californie chez des résidents sans lien de voyage connu avec l’Afrique.
  • Cette variante est associée à un taux de mortalité plus élevé et à des symptômes potentiellement plus sévères que le clade II, dominant lors de l’épidémie mondiale de 2022.
  • Les autorités sanitaires renforcent la surveillance et rappellent l’importance de la vaccination et de la détection précoce.

Le comté de Los Angeles est actuellement au centre de l’attention après la confirmation de cas de mpox appartenant au clade I, une variante généralement circonscrite aux régions d’Afrique centrale et orientale. Le Département de la santé publique du comté de Los Angeles a rapporté qu’un patient infecté par cette souche, habituellement associée à une plus grande gravité et un risque de mortalité accru, est en voie de rétablissement à domicile. Cette annonce fait suite à une alerte similaire émise par le département de santé de Long Beach, au sein du même comté, signalant un cas suspect d’acquisition locale.

Jusqu’à présent, la grande majorité des cas de clade I enregistrés aux États-Unis étaient directement liés à des voyages dans des zones endémiques africaines. Cependant, ces nouvelles infections, survenues entre octobre et septembre 2025, suggèrent une possible transmission sur le territoire américain. Le mpox, anciennement appelé variole du singe, se divise en deux clades principaux : le clade I et le clade II. Le clade I présente un taux de mortalité estimé entre 1% et 10% selon les données de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, tandis que le clade II, responsable de l’épidémie mondiale de 2022, affiche un taux de mortalité de 1% à 4%. Le clade I est également plus fréquemment observé chez les enfants en Afrique centrale, contrastant avec la prévalence pédiatrique plus faible du clade II.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), au moins six cas de clade I avaient été signalés aux États-Unis en septembre 2025, tous attribués à des voyages internationaux récents. L’identification de cas sans historique de déplacement vers l’Afrique centrale dans le comté de Los Angeles marque donc une potentielle évolution du schéma épidémiologique.

Les autorités sanitaires, par la voix du Dr. Muntu Davis, responsable de la santé du comté de Los Angeles, expriment leur préoccupation : « L’identification de cas de mpox du clade I, susceptibles de développer une maladie plus grave, est une source de préoccupation ». La transmission du virus s’opère par « des contacts personnels étroits (relations sexuelles, massages ou caresses) et au sein des habitations ou à travers des objets utilisés en commun », rappelle le communiqué.

Les groupes les plus à risque, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes immunodéprimées, sont particulièrement ciblés par les recommandations de surveillance renforcée. « La détection précoce, le diagnostic et la vaccination sont essentiels pour ralentir la propagation du virus », a souligné M. Davis.

La vaccination avec le vaccin JYNNEOS, dont la disponibilité a été augmentée suite à l’épidémie de 2022, demeure la principale mesure préventive. Ce vaccin offre une protection contre les deux clades, bien que son efficacité spécifique contre le clade I fasse l’objet d’une surveillance continue au niveau international.

Les systèmes de surveillance épidémiologique ont été renforcés, tant au niveau fédéral qu’étatique. Dans des villes comme New York et Washington, où le virus a été détecté dans les eaux usées, aucune transmission durable en dehors des cas importés n’a été confirmée à ce jour. Le risque pour la population générale est considéré comme faible par les agences officielles, mais les appels à une vigilance médicale accrue et au maintien d’une couverture vaccinale adéquate, notamment au sein des communautés les plus vulnérables, sont réitérés.

Les symptômes du mpox se manifestent généralement deux à trois semaines après l’exposition et incluent fièvre, frissons, fatigue, douleurs musculaires et l’apparition d’une éruption cutanée. Les cas de clade I peuvent présenter des éruptions plus étendues, affectant le visage, le torse et les extrémités.

Les autorités américaines poursuivent la surveillance par des tests cliniques et l’analyse des eaux usées. La détection précoce et l’isolement des cas suspects restent les piliers de la stratégie pour endiguer toute chaîne de transmission locale. En cas d’apparition de symptômes compatibles, il est recommandé de consulter un centre de santé et de renforcer les mesures de prévention.

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