De nouvelles tarifications pour le chauffage par pompe à chaleur promettent des économies substantielles pour les foyers du Massachusetts, rendant cette technologie plus accessible et encourageant son adoption à grande échelle.
D’après les estimations de Switchbox, environ deux tiers des ménages adoptant les pompes à chaleur pourraient voir leurs factures d’énergie diminuer, avec une économie mensuelle moyenne de 90 dollars. Ces coûts de fonctionnement réduits sont perçus comme un atout majeur, rendant les pompes à chaleur une option financière viable pour un nombre croissant de résidents. « Cela ne fera qu’apporter un nouvel élan au marché des pompes à chaleur », affirme un porte-parole.
Une approche tarifaire rééquilibrée
Les défenseurs de ces nouveaux tarifs soulignent qu’ils ne reposent pas sur des subventions croisées, mais sur un « dimensionnement adéquat » des tarifs hivernaux, jugés actuellement excessifs. La partie « livraison » d’une facture d’électricité couvre l’infrastructure nécessaire : poteaux, fils, transformateurs, etc. Ce tarif est calculé en additionnant les coûts d’infrastructure et en les divisant par le nombre de kilowattheures que le fournisseur d’énergie anticipe comme consommation. Ce chiffre, augmenté d’un taux de rendement autorisé, détermine le tarif final.
Le réseau électrique est dimensionné pour répondre aux pics de demande, généralement lors des journées d’été les plus chaudes, lorsque des millions de climatiseurs fonctionnent simultanément. En hiver, la demande n’atteint généralement que 80 % des niveaux estivaux les plus élevés, laissant une capacité significative inutilisée. Par conséquent, le réseau dispose déjà de la marge nécessaire pour absorber la demande hivernale des pompes à chaleur, sans nécessiter de coûteuses mises à niveau. Il serait donc injuste, selon les partisans de cette nouvelle tarification, de faire payer davantage les propriétaires de pompes à chaleur alors qu’ils n’engendrent pas de coûts supplémentaires.
De plus, si ces tarifs réduits profitent aux consommateurs, ils ne devraient pas impacter négativement les revenus des fournisseurs d’énergie. L’augmentation de la consommation d’électricité liée à l’usage des pompes à chaleur compenserait la baisse du prix du kilowattheure. « Nous pourrions considérer ces tarifs pour les pompes à chaleur comme un moyen d’uniformiser les règles du jeu », explique Amanda Sachs, responsable de la politique d’État pour le groupe de défense Rewiring America.
Des réductions tarifaires encore plus importantes envisagées
Les tarifs plus bas proposés cet hiver pourraient n’être qu’un prélude. En janvier, le Département de l’Énergie a recommandé aux régulateurs de l’énergie d’imposer des réductions encore plus significatives, comprises entre 0,12 et 0,17 dollar par kilowattheure, pour la saison de chauffage débutant en novembre 2026. Avec ces baisses plus substantielles, une analyse de Switchbox indique que 82 % des ménages utilisant des pompes à chaleur paieraient moins cher pour leur chauffage hivernal, réalisant une économie annuelle médiane de 687 dollars.
Il est toutefois important de noter que ces tarifs saisonniers pour les thermopompes ne constituent pas une solution à long terme. La logique actuelle repose sur une demande de pointe estivale. Or, le réseau de Nouvelle-Angleterre devrait basculer vers une demande de pointe hivernale d’ici les années 2030. D’ici là, les fournisseurs d’énergie devraient avoir déployé des compteurs intelligents, permettant des structures tarifaires plus sophistiquées et nuancées, remplaçant les modèles actuels. « Nous serons alors en mesure d’être beaucoup plus précis concernant l’utilisation des pompes à chaleur », conclut Amanda Sachs.