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Les sociétés de capital-investissement se disputent les actifs pétroliers et gaziers russes

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Publié le 23 février 2026 à 21h48. Sous la pression des sanctions occidentales, la société pétrolière russe Lukoil cherche à se séparer de ses actifs internationaux, suscitant une bataille entre les principaux fonds d’investissement américains, dont Carlyle Group et Quantum Capital.

  • Le groupe Carlyle a conclu un accord de principe pour acquérir la majorité des actifs internationaux de Lukoil, pour une valeur estimée à 22 milliards de dollars.
  • La transaction, qui doit encore obtenir l’approbation des autorités américaines, notamment l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), n’inclut pas les actifs de Lukoil au Kazakhstan.
  • Quantum Capital, en partenariat avec Chevron, a également fait une offre concurrente pour les actifs de Lukoil.

Face aux sanctions américaines et européennes, Lukoil est contrainte de céder ses avoirs à l’étranger avant le 28 février, date limite fixée par le Trésor américain dans le but de faire pression sur Moscou pour parvenir à un cessez-le-feu en Ukraine. Cette vente potentielle représente l’une des plus importantes opérations de capital-investissement liées aux actifs pétroliers et gaziers russes depuis l’introduction des sanctions en 2022.

Carlyle Group, déjà présent dans le secteur énergétique, notamment en Roumanie avec Black Sea Oil and Gas (BSOG), le troisième producteur de gaz du pays, renforcerait considérablement sa position avec cette acquisition. L’acquisition de la participation de 87 % de Lukoil dans le bloc Trident en mer Noire lui donnerait le contrôle d’une part importante de la production pétrolière et gazière roumaine. Carlyle a reconnu l’importance « critique » de ces actifs pour la sécurité énergétique des nations.

Quantum Capital, de son côté, est un acteur majeur dans le domaine des combustibles fossiles, avec un portefeuille comprenant plus de 11 000 puits de pétrole et de gaz aux États-Unis. L’entreprise a dépensé au moins 18,7 milliards de dollars au cours de la dernière décennie pour acquérir des actifs liés aux combustibles fossiles aux États-Unis et à l’étranger. Selon certaines estimations, les opérations de Quantum sont responsables de 2,4 milliards de dollars de coûts de santé publique par an en raison de la pollution atmosphérique.

Malgré un engagement affiché en faveur d’un portefeuille net zéro d’ici 2050, Carlyle détient encore 71 % d’actifs liés aux combustibles fossiles en janvier 2026. La société a récemment essuyé des échecs dans ses tentatives d’expansion dans ce domaine, notamment l’échec d’un projet de 945 millions d’euros pour acquérir les actifs d’Energean et la construction d’une plateforme pétrolière et gazière en amont, ainsi que l’échec d’une offre de 23,7 milliards de dollars pour le producteur australien de GNL Santos.

Les investissements de Carlyle et Quantum sont financés par des investisseurs institutionnels, tels que des fonds de pension publics, des fonds de dotation universitaires, des compagnies d’assurance et des fondations, notamment le Système de retraite des fonctionnaires californiens (CalPERS), Investissements du RPC, le Conseil d’investissement de l’État de Washington (CSPAAT) et les Systèmes de retraite de l’État du Michigan. Ces investissements pourraient mettre en jeu les retraites des retraités pour renflouer une compagnie pétrolière russe.

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Explorez un tableau des engagements des investisseurs envers les fonds d’énergie quantique ici.

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