Home Économie Les tarifs américains sont en train de roler Gold Futures, tandis que Greenback Stnteadies

Les tarifs américains sont en train de roler Gold Futures, tandis que Greenback Stnteadies

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Les marchés financiers oscillent au gré des nominations et des tensions commerciales

Les places boursières mondiales ont connu une journée mitigée, marquées par la nomination de Stephen Miran à la Réserve fédérale américaine et par des nouvelles tarifaires inattendues. Le dollar américain a affiché une certaine résistance face aux principales devises, tandis que l’or a atteint de nouveaux sommets hebdomadaires, signalant une prudence persistante des investisseurs.

La nomination de Stephen Miran pour achever le mandat du gouverneur Kugler à la Réserve fédérale américaine (Fed) a initialement pesé sur le dollar, avant que celui-ci ne se redresse dans des échanges globalement étroits. La devise américaine a affiché une légère fermeté face aux monnaies du G10, à l’exception notable du dollar canadien et de la livre sterling. Les marchés émergents n’ont pas non plus été épargnés par cette tendance haussière du dollar. L’attention se tourne désormais vers les chiffres de l’inflation chinoise attendus demain, et les données américaines de juillet, qui devraient confirmer une troisième hausse mensuelle consécutive des prix.

Un élément perturbateur est venu s’ajouter à un tableau par ailleurs calme : l’annonce de l’imposition de droits de douane américains sur les lingots d’or de 100 onces, auparavant exemptés. Cette mesure, qui suscite encore beaucoup d’incompréhension et des doutes quant à une possible erreur, a provoqué une réaction sur les marchés de l’or. Le métal jaune, sur le marché au comptant, a consolidé ses gains et flirte avec la zone des 2 340 $. Une clôture positive aujourd’hui marquerait la sixième hausse en sept sessions.

Du côté des bourses asiatiques, la plupart des indices majeurs de la région Asie-Pacifique ont reculé, effaçant une partie des gains enregistrés en début de semaine. L’Inde, confrontée à une menace de tarifs douaniers américains de 50 %, a vu ses pertes boursières suffisantes pour annuler les gains hebdomadaires. En Europe, les indices affichaient une légère progression à la mi-journée, laissant entrevoir un quatrième gain hebdomadaire potentiel, permettant de récupérer une grande partie de la baisse de 2,6 % de la semaine précédente. Les contrats à terme sur les indices américains affichaient également un biais haussier. Les rendements des obligations européennes à dix ans ont légèrement augmenté, tandis que le rendement de l’or à dix ans a atteint de nouveaux plus hauts de la semaine, flirtant avec les 4,57 %. Le rendement de l’argent s’est montré plus doux, légèrement en deçà de 4,25 %. Le prix du pétrole de septembre a chuté pour tester le plus bas du mois dernier avant de se reprendre au-dessus des 64 $.

La date limite fixée par le président Trump pour un accord de trêve avec la Russie est également dans le viseur des marchés aujourd’hui.

Le dollar américain à la recherche de direction

Après un rallye soutenu entre le 1er juillet et le 1er août, et une correction cette semaine qui a frôlé le niveau de retracement de 61,8 % (~97,85), le dollar américain se consolide aujourd’hui, évoluant sous les niveaux d’hier (~98,50). Le billet vert avait atteint son plus bas de la session nord-américaine hier suite aux informations sur la nomination de Stephen Miran à la Fed. Parallèlement, les marchés privilégient Christopher Waller pour succéder à Jerome Powell. Le calendrier économique américain est léger jusqu’à la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) mardi prochain, lequel devrait confirmer une hausse pour le troisième mois consécutif en juillet.

Un consensus semble par ailleurs se dessiner quant à une baisse des taux d’intérêt de la Fed lors de la prochaine réunion du FOMC (17 septembre). Les contrats à terme sur les Fed Funds anticipent désormais près de 90 % de chances d’une coupe en septembre, contre un peu moins de 40 % avant le rapport sur l’emploi de juillet. Le taux effectif des fonds fédéraux s’établit actuellement à 4,33 %, le marché prévoyant un taux de 3,74 % en fin d’année. Ce taux était proche de 4 % avant le rapport sur l’emploi, une donnée qui avait été jugée « hawkish » par le marché malgré les deux votes divergents de certains gouverneurs.

L’euro tente de se stabiliser

L’euro a bénéficié hier du retracement de 61,8 % de ses pertes enregistrées depuis le 1er juillet (~1,1830 $) lors des premières transactions européennes, avant de céder du terrain proche de 1,1700 $. La devise européenne a été vendue à près de 1,1610 $ à la clôture des marchés européens. Elle s’est redressée pour s’installer plus haut le lendemain de l’annonce concernant Miran. Aujourd’hui, l’euro évolue dans une fourchette relativement calme entre 1,1635 $ et 1,1680 $. Rappelons que le plus haut atteint après les données décevantes sur l’emploi la semaine dernière se situait juste en dessous de 1,16 $. Compte tenu du rebond de l’euro de trois cents depuis vendredi dernier, une certaine consolidation semble probable, notamment avant la publication de l’IPC américain mardi.

La Chine et le Yuan : une question de perspective

Le large excédent extérieur de la Chine (commerce et balance courante) est souvent interprété comme un signe de sous-évaluation du yuan. Cependant, la plupart des appels à une réévaluation de la monnaie chinoise omettent deux éléments cruciaux. Premièrement, le contexte plus large du marché des changes. Le Fonds Monétaire International (FMI) estime que le yuan est sous-évalué d’environ 15 %, bien que certains économistes avancent un chiffre plus proche de 20 %. Il convient de noter que le modèle de parité de pouvoir d’achat de l’OCDE indique une sous-évaluation du yen et de l’euro de près de 55 % et 20 % respectivement, tandis que le dollar canadien est sous-évalué de 21 %. Seule la franc suisse apparaît surévaluée dans le G10, d’environ 17 %. Les États-Unis ont souvent privilégié la réévaluation des autres devises plutôt que d’assumer la dévaluation de leur propre dollar. Si le dollar américain revenait à sa juste valeur face à l’euro et au yen, il serait probablement nettement plus faible face au yuan. Cela suggère que le problème réside davantage dans la force du dollar que dans celui du yuan en soi.

La surévaluation du dollar explique plus que la sous-évaluation du yuan. Le second élément manquant dans les discussions concerne le processus de réajustement des taux de change. Comment passer de la situation actuelle à un nouvel équilibre ? Ce point reste largement non résolu, qu’il s’agisse de l’euro, du yen ou du yuan. Les partisans d’une réévaluation de leurs devises respectives souhaitent-ils que les banques centrales vendent des bons du Trésor (ou des obligations d’agence) et des dollars ? Face à la déflation (les chiffres de l’IPC et de l’IPP chinois pour juillet seront publiés demain), les critiques suggèrent que la Banque Populaire de Chine (PBOC) devrait augmenter ses taux. De plus, peu d’appels à la réévaluation du yuan reconnaissent que le mois dernier, lorsque le dollar américain s’est apprécié, le yuan a été la devise la plus forte des marchés émergents et a surperformé toutes les devises du G10. Plus immédiatement, la fourchette de négociation de cette semaine pour le yuan offshore (CNH) a été établie lundi, entre 7,1765 et 7,1960. La PBOC a fixé son taux de référence à 7,1382 yuans pour un dollar, contre 7,1345 la veille, son plus bas niveau depuis novembre dernier. La variation absolue du dollar américain cette semaine, dans le cadre de la correction, a été d’environ 0,40 %, soit la plus importante depuis novembre dernier.

Le yen japonais face aux défis internes

La fourchette de négociation du dollar américain face au yen japonais a été définie lundi et mardi entre 146,60 et 148,10 yens. Le dollar a presque atteint la limite supérieure hier (~146,70-147,70 yens) et évolue aujourd’hui dans cette fourchette. La moyenne mobile à cinq jours a croisé la moyenne mobile à vingt jours hier, pour la première fois depuis un mois, ce qui constitue un indicateur indirect de la tendance à court terme. Pour une progression notable d’un point de vue technique, le dollar devra dépasser les 148,25 yens. Les dépenses des ménages japonais ont déçu, n’augmentant que de 1,3 % en glissement annuel en juin, soit environ la moitié des prévisions des économistes et une baisse par rapport aux 4,7 % enregistrés en mai. Néanmoins, le point à retenir reste l’amélioration observée cette année. En dehors de quelques exceptions statistiques, les dépenses des ménages, exprimées en termes réels, avaient chuté entre la fin de 2022 et la fin de l’année dernière. En décembre 2024-janvier 2025, la première augmentation consécutive en deux ans a été enregistrée. Avec les données d’aujourd’hui, la hausse moyenne sur le premier semestre (S1) s’élève à 1,4 %. Sur le S1 24, les dépenses des ménages avaient baissé en moyenne de 1,8 %. L’excédent de la balance courante s’est réduit à 1 350 milliards de yens contre 3 400 milliards en mai. Une petite partie de ce rétrécissement peut être attribuée au commerce : l’excédent commercial a diminué à 470 milliards de yens contre 522 milliards en mai. Les marchés des swaps anticipent 14 points de base de resserrement cette année, contre 15 points de base à la fin de la semaine dernière.

La livre sterling soutenu par une banque centrale jugée « hawkish »

La livre sterling a enregistré hier un nouveau sommet de session proche de 1,3450 $, suite à l’annonce d’une décision de la Banque d’Angleterre jugée « hawkish ». La proximité du vote (5-4) a incité les acteurs du marché à réduire les chances d’une autre coupe des taux au quatrième trimestre, une baisse qui était entièrement intégrée par le marché mercredi, mais qui a été réduite d’un peu plus d’un quart. Dans son communiqué, la BOE a semblé accorder plus d’attention aux risques inflationnistes à la hausse. Le dernier coup de pouce haussier vers les sommets de session a suivi l’annonce concernant Miran. La livre s’est installée au-dessus de la moyenne mobile à vingt jours (~1,3395 $) pour la première fois depuis le 23 juillet. La zone de 1,3465 $ représente le retracement à 50 % de la correction du mois dernier, qui avait atteint son plus bas vendredi dernier proche de 1,3140 $. Le prochain niveau de retracement, à 61,8 %, se situe autour de 1,3540 $.

Le dollar canadien face aux données d’emploi

Le dollar américain est soutenu par le niveau de 1,3725 dollar canadien (CAD). Ce niveau protège la moyenne mobile à vingt jours et le retracement à 50 % des gains réalisés depuis le plus bas du 23 juillet (~1,3575 CAD). La résistance la plus proche se situe près du sommet de cette semaine (~1,3810). Le billet vert évolue proche des plus bas d’hier. Les données sur l’emploi au Canada pour juillet sont les dernières publications économiques nord-américaines avant le week-end. Sur le S1 2025, le Canada a créé près de 144 000 emplois (contre 183 000 sur le S1 2024), dont environ 56 000 postes à temps plein (contre 66 000 sur le S1 2024). Les prévisions médianes des enquêtes Bloomberg s’attendent à une hausse de 10 000 emplois globaux (contre 83 100 en juin). Le taux de chômage pourrait revenir à 7 %, un pic post-pandémie atteint en mai. Avant la publication de ces données, les marchés des swaps anticipaient environ 30 % de chances de réduction des taux lors de la réunion du 17 septembre. Sauf rapport étonnamment mauvais, il est peu probable que ces attentes évoluent significativement en réponse aux données d’emploi du jour.

Le dollar australien résiste

Le dollar australien (AUD) a gagné environ 5/100es de centime par rapport au retracement à 61,8 % des pertes enregistrées depuis le plus haut du 24 juillet (~0,6625 $) jusqu’au plus bas de vendredi dernier (~0,6420 $). Le plus bas d’hier, proche de 0,6490 $, a été observé vers la fin de la session européenne. Le dollar australien évolue aujourd’hui dans une fourchette d’environ un quart de cent au-dessus de 0,6510 $. La devise australienne a fait preuve de résilience cette semaine, affichant une hausse d’environ 0,70 %, se classant comme la deuxième meilleure performance du G10 cette semaine derrière la livre sterling (~1,2 %), et ce, alors qu’une baisse de taux de 0,25 % est largement attendue la semaine prochaine.

Le peso mexicain et le réal brésilien sous pression

Comme prévu, la Banque du Mexique (Banxico) a réduit son taux directeur au jour le jour de 25 points de base pour le porter à 7,75 %. Cette réduction de 0,25 % fait suite à quatre baisses de 0,50 % réalisées au premier semestre 2025. Le cycle d’assouplissement avait débuté en mars 2024, avec un total de cinq baisses de 0,25 % l’année dernière. Les marchés des swaps anticipent un taux terminal d’environ 7,25 %. Avant l’annonce de la décision de la banque centrale, le Mexique avait révélé une forte baisse de l’IPC, attendue à 3,51 % contre 4,32 %. Le taux sous-jacent s’établit à 4,23 % (contre 4,24 % en juin). Banxico anticipe un taux d’inflation moyen de 4,1 % pour le troisième trimestre et de 3,8 % pour le cœur de l’inflation. Après avoir atteint près de 18,760 pesos mexicains pour un dollar en fin de matinée, la devise américaine s’est redressée vers les niveaux d’avant et d’après l’annonce du taux, pour finalement s’établir près de 18,6130 pesos. Le dollar américain évolue dans une fourchette étroite, proche du plus bas de la semaine. Le plus bas de la semaine dernière avoisinait les 18,51 pesos, tandis que le plus bas de cette semaine, atteint mercredi, se situait aux alentours de 18,5825 pesos. Parallèlement, le dollar américain a été vendu face au réal brésilien, approchant le plus bas de l’année dernière proche de 5,40 réaux. Le plus bas du second semestre 2024 se situait plus près de 5,37 réaux.

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