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Les terres publiques définissent le pays de l’enchantement

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Albuquerque prend position pour la protection de ses espaces naturels face aux menaces d’exploitation. Une décision saluée comme un investissement crucial pour l’avenir de la communauté et la préservation de son patrimoine unique.

Le Nouveau-Mexique, surnommé le « Pays de l’Enchantement », tire une grande partie de son identité de ses vastes étendues de terres publiques. Pour les habitants d’Albuquerque, la récente initiative municipale visant à sanctuariser ces espaces est une source de fierté, d’autant plus qu’ils sont de plus en plus convoités par des intérêts privés sous l’administration Trump.

Un lien intime avec la nature

Pour de nombreux Néo-Mexicains, ces lieux emblématiques ne sont pas de simples étendues de terre, mais des composantes essentielles de leur vie. Le monument national des Pétroglyphes, la réserve faunique nationale de Valle de Oro, et le massif de Sandia Mountain Wilderness ont marqué des étapes importantes dans le parcours personnel de l’auteur, de sa carrière à ses relations les plus intimes. Des randonnées familiales dans les montagnes de Sandia ont nourri une vocation précoce pour les sciences environnementales. Plus tard, en tant qu’éducateur, l’auteur a eu le privilège de partager la richesse de la faune de Valle de Oro avec la jeune génération. C’est d’ailleurs au monument national des Pétroglyphes qu’il a rencontré son âme sœur, unissant leurs passions pour ces paysages protégés et pour l’autre.

Une réponse à une menace directe

L’annonce par l’administration Trump de son intention de vendre des terres publiques, notamment au Nouveau-Mexique, à des promoteurs privés et à de grandes entreprises pétrolières et gazières, a été perçue comme une attaque personnelle. Ce sentiment n’est pas isolé : un récent sondage national révèle que 71 % des électeurs s’opposent à de telles cessions. En réponse, le conseil municipal d’Albuquerque a adopté à l’unanimité, début octobre, une résolution pour la protection des terres publiques dans la grande région d’Albuquerque, un geste salué par l’auteur, qui félicite en particulier la conseillère Tammy Fiebelkorn pour son rôle moteur.

Un investissement pour l’avenir

Cette décision de protéger les terres publiques autour d’Albuquerque est considérée comme un investissement stratégique pour l’avenir de la communauté. Chaque année, les terres publiques du Nouveau-Mexique injectent 3 milliards de dollars dans l’économie de l’État, soutenant 30 000 emplois grâce aux activités de loisirs qu’elles permettent. Au-delà des retombées économiques, la préservation de ces espaces est vitale pour les habitats essentiels à la survie des espèces menacées et à la migration d’oiseaux emblématiques comme la grue du Canada. Elle garantit également un accès plus abordable et des espaces de détente pour les familles.

En protégeant ses terres publiques, Albuquerque renforce par ailleurs sa connexion récréative et culturelle avec d’autres joyaux du Nouveau-Mexique, tels que White Sands, Carlsbad Caverns, Gila Wilderness et Organ Mountains, ainsi qu’avec des destinations de ski internationales situées dans les forêts nationales de Santa Fe et Carson. Il est important de rappeler que toutes ces terres sont publiques et demeurent menacées par les politiques de l’administration Trump.

L’action locale face aux défis fédéraux

L’été dernier, des milliers de Néo-Mexicains se sont rassemblés à Santa Fe pour protester contre le secrétaire à l’Intérieur de Trump, jugé responsable de la suppression des protections accordées aux terres publiques. L’auteur souligne le rôle potentiel d’une administration fédérale bien intentionnée, comme celle de l’ancienne secrétaire Deb Haaland, pour une gestion respectueuse des bénéfices culturels, récréatifs et environnementaux de ces espaces. Cependant, face au désengagement de l’administration actuelle, les municipalités et les gouvernements des États ont un rôle crucial à jouer pour garantir la protection de ces ressources naturelles.

En tant que jeune professionnel, l’auteur a choisi de s’enraciner au Nouveau-Mexique, conscient de l’importance de ses terres publiques et fier de faire partie d’une communauté qui valorise leurs aspects environnementaux, culturels et économiques. Il est désormais temps de rejeter les attaques portées contre ces terres et de saisir l’opportunité offerte par Albuquerque pour affirmer la valeur inestimable de ses espaces naturels. L’auteur lance un appel aux gouvernements locaux de l’Ouest américain pour qu’ils rejoignent Albuquerque dans cette démarche essentielle, garantissant ainsi que les terres publiques restent sous le contrôle du public pour les générations futures.

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