Home Accueil Les touristes restent bouche bée et reculent devant la destruction par Trump de l’aile est de la Maison Blanche

Les touristes restent bouche bée et reculent devant la destruction par Trump de l’aile est de la Maison Blanche

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Alors que les sites touristiques traditionnels de Washington sont inaccessibles en raison de la fermeture partielle du gouvernement fédéral américain, une nouvelle attraction, aussi inattendue que controversée, capte l’attention des visiteurs : la démolition de l’aile Est de la Maison-Blanche, initiée par le président Donald Trump.

  • La démolition de l’aile Est de la Maison-Blanche empêche les visites touristiques, le site étant un chantier en cours.
  • Le projet vise à construire une nouvelle salle de bal de 90 000 pieds carrés, financée par des dons privés.
  • Cette transformation suscite critiques et controverses, notamment parmi les défenseurs de l’environnement et certains élus démocrates.

La capitale nationale, habituellement rythmée par les flux touristiques vers ses monuments emblématiques, offre cette semaine un spectacle inhabituel. Les traditionnelles visites de la Maison-Blanche, résidence présidentielle depuis 1800, sont suspendues. La raison : l’entrée des visiteurs, située dans l’aile Est, a été transformée en un vaste chantier. Des groupes d’étudiants et de couples en vacances se pressent derrière les grilles du parc, observant avec curiosité et parfois consternation l’avancement des travaux.

Les barricades érigées occultent la vue sur l’aile Est, agrandie en 1942, laissant apparaître seulement le sommet de deux imposants extracteurs crachant poussière et vacarme. Cette scène a suscité l’indignation de nombreux observateurs. « Ce pays regorge de sans-abri qui n’ont rien à manger, et cet imbécile dépense autant d’argent pour ça ? » s’est exclamé Jonathan Fineberg, 79 ans, en visite depuis Philadelphie.

Les rénovations entreprises par Donald Trump, déjà critiquées plus tôt dans l’année pour l’aménagement paysager de la Roseraie, ne rassurent pas certains visiteurs. « Maintenant, on dirait un hôtel hors de prix quelque part », a confié Marianne Malone Fineberg, épouse de Jonathan. Munis de leurs smartphones, de nombreux touristes tentent de capturer des images de ce qui fut autrefois l’aile Est, espace traditionnellement dévolu aux bureaux et au personnel de la Première dame.

Le président Trump, ancien magnat de l’immobilier, défend son projet avec assurance. « C’était un très petit bâtiment », a-t-il déclaré cette semaine aux journalistes, minimisant l’importance de l’ancienne aile. « Il y avait une histoire ajoutée, qui n’était pas particulièrement agréable. »

Cette vision est partagée par certains conservateurs. Victoria Coates, vice-présidente de la Heritage Foundation, a qualifié la future salle de bal de « formidable ajout à la Maison-Blanche, et non un affront esthétique flagrant », soulignant que le bâtiment était jugé ancien et exigu par certains.

Cependant, l’opposition n’a pas tardé à se manifester. Des législateurs démocrates dénoncent un contournement des procédures et s’interrogent sur le financement du projet. Estimé à environ 300 millions de dollars, le coût serait couvert par des donateurs privés, dont certaines entreprises technologiques comme Google, et une contribution non précisée de Donald Trump lui-même. Ses collaborateurs soutiennent que le président n’a pas besoin d’autorisation préalable pour ce type de démolition, et que les plans de construction seront bientôt soumis à la Commission de planification de la capitale nationale, une agence actuellement présidée par le chef de cabinet de la Maison-Blanche.

Donald Trump justifie la nécessité de cette salle de bal par le manque d’espace pour les visites d’État et les grands événements, déplorant le recours traditionnel aux pavillons temporaires sur les pelouses, qu’il juge peu élégants. Ce type de projet d’envergure dans la « Maison du peuple » n’est pas inédit. L’histoire présidentielle a déjà connu des oppositions similaires lors d’extensions coûteuses, comme l’ajout du portique nord par Andrew Jackson en 1830, la démolition des vérandas par Theodore Roosevelt pour l’aile ouest en 1902, ou encore la création du balcon Truman par Harry Truman dans les années 1950.

Le président Trump se montre confiant quant à la perception future de sa nouvelle salle de bal, estimant qu’elle s’intégrera harmonieusement à l’ensemble de la Maison-Blanche.

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