Publié le 2025-10-28 10:13:00. La lutte contre les boîtiers illégaux pourrait bientôt se durcir en Irlande, Sky envisageant d’introduire des amendes directement pour les utilisateurs, à l’instar de ce qui se pratique déjà en Italie.
- Un foyer irlandais sur cinq utiliserait un boîtier illégal pour accéder gratuitement à du contenu payant.
- Sky étudie la mise en place d’amendes administratives pour les utilisateurs, une mesure déjà en vigueur en Italie.
- L’Italie a récemment prononcé plus de 2 200 amendes administratives pour la diffusion illégale de contenu.
Cette nouvelle approche, si elle est adoptée, marquerait un tournant majeur dans la répression de ces pratiques. Jusqu’à présent, les autorités se concentraient principalement sur les vendeurs et distributeurs de ces « boîtes douteuses », jugés trop complexes et nombreux pour poursuivre individuellement chaque utilisateur. Cette stratégie pourrait cependant évoluer. L’objectif est de dissuader le recours à ces dispositifs, qui font perdre des millions d’euros de revenus aux plateformes de streaming et aux diffuseurs chaque année.
Le porte-parole de Sky a confirmé au journal The Irish Independent que la faisabilité de telles amendes était actuellement à l’étude. Si le dispositif s’avère réalisable, l’entreprise s’engage à le mettre en œuvre en Irlande. Adrian Weckler, rédacteur technique pour le Irish Independent, a expliqué sur les ondes de Newstalk Breakfast que le jour où les utilisateurs seront directement sanctionnés se rapprochait.
L’Italie sert de modèle dans cette démarche. Depuis mai dernier, les autorités italiennes ont infligé des amendes administratives aux utilisateurs surpris en train de diffuser illégalement. Ces amendes, dont le montant varie entre 154 € et 5 000 €, sont adressées directement au domicile des contrevenants, un peu à la manière des points d’inattention sur le permis de conduire. Adrian Weckler a qualifié cette mesure de « véritable changement radical » dans la manière dont les boîtiers illégaux sont traités.
La méthode de détection utilisée par les forces de l’ordre italiennes repose notamment sur les listes de clients récupérées lors des descentes chez les vendeurs et distributeurs. Les autorités recourent également à des processus de confirmation d’adresses IP. « Ils regardent simplement les listes et ils vous envoient une amende », a précisé M. Weckler, soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une confiscation mais bien d’une sanction financière.
Malgré les rappels à l’ordre et les discussions sur l’illégalité de ces dispositifs, les utilisateurs de boîtiers douteux ont jusqu’à présent été largement épargnés par les poursuites individuelles. La popularité de ces boîtiers, qui pousse de nombreux foyers à y recourir sans crainte apparente de représailles, en fait un sujet sensible. Sky espère que l’introduction de ce nouveau mécanisme d’amendes administratives, qui pourrait nécessiter une légère adaptation de la législation actuelle, deviendra une réalité « dès que possible », potentiellement « avant la fin de l’année prochaine ».