Publié le 25 octobre 2025, 04 h 33 HE. Les Wallabies ont évité le pire face au Japon à Tokyo, l’emportant d’une courte marge (19-15) face à des Brave Blossoms combatifs. Malgré des conditions difficiles, l’Australie a dû batailler jusqu’à la fin pour contrer la révolte japonaise orchestrée par Eddie Jones.
- Les Wallabies ont mis fin à une série de trois défaites consécutives grâce à une victoire 19-15 contre le Japon.
- Le Japon, sous la houlette d’Eddie Jones, a failli créer la surprise en fin de match, mettant la pression sur l’Australie.
- Malgré un effectif remanié et des blessures, l’Australie a réussi à s’imposer, mais peu de joueurs marginaux ont véritablement marqué des points.
Le match, disputé dans des conditions exécrables sous une pluie battante au Stade Olympique de Tokyo, s’annonçait comme un test à faible enjeu pour l’Australie, si ce n’est l’opportunité d’offrir du temps de jeu à des joueurs moins expérimentés. Cependant, la défaite guettait, le Japon menant une partie de la seconde mi-temps et montrant une détermination accrue à chaque ballon touché. L’équipe australienne, qui a perdu deux de ses deuxième lignes en première mi-temps (Lukhan Salakaia-Loto et Josh Canham, remplacés sur blessure), a vu le Japon revenir dangereusement dans le dernier quart-temps, poussé par son public.
Le sélectionneur australien, Joe Schmidt, a reconnu la tension de la fin de rencontre. « Je ne pense pas que cela devait être aussi tendu », a-t-il confié à Stan Sport. « Nous avons sans doute marqué des points pour lesquels nous n’avons pas reçu de récompense… » Il a également souligné la difficulté des conditions climatiques et la perte précoce de ses deux ‘locks’ comme des facteurs compliquant la tâche. Malgré cela, Jeremy Williams a été salué pour avoir maintenu la cohésion du pack. Carlo Tizzano, quant à lui, a vu un essai lui être refusé en première mi-temps, une décision qui a pu être contestée.
Cette victoire n’est cependant pas de nature à rassurer pleinement avant le prochain affrontement contre l’Angleterre à Twickenham. Seul Tizzano semble avoir tiré son épingle du jeu parmi les joueurs en ballotage. Les cadres comme Jake Gordon, Jeremy Williams et Angus Bell se sont distingués comme parmi les meilleurs Australiens sur le terrain. Tane Edmed, au poste de demi d’ouverture, a montré un visage contrasté, alternant jeu maîtrisé et faiblesses défensives sur les ballons hauts.
Eddie Jones, ancien sélectionneur des Wallabies, espérait sans doute une victoire historique pour ses Brave Blossoms, qui auraient marqué un moment fort de son second mandat au Japon. Il a regretté le manque de dynamisme de son équipe en début de partie : « Nous avons eu nos opportunités, mon ami, et nous n’avons pas assez bien commencé le match. »
Malgré le score serré, l’Australie a réussi à gérer les dernières secondes, assurant le résultat grâce à un travail de ruck efficace. À l’avenir, des confrontations plus régulières sont prévues entre l’Australie et le Japon, notamment en raison de la réorganisation du Rugby Championship. Les deux nations pourraient même se retrouver dans la même poule lors de la Coupe du Monde de Rugby 2027.
Au cours de cette rencontre, qui visait à évaluer l’équipe élargie, les Australiens ont fait preuve d’une résilience nécessaire pour s’imposer, même si l’absence de plusieurs joueurs majeurs, retenus par leurs clubs européens, s’est fait sentir. L’Australie menait 14-3 à la mi-temps, grâce à un essai de Nick Champion de Crespigny et un autre de Josh Flook, ponctué par les interventions d’Edmed et Andrew Kellaway. Le Japon a réduit l’écart en seconde période avec un essai de Shuhei Takeuchi, avant que Tizzano n’inscrive finalement le sien. L’essai de Ben Gunter pour le Japon a relancé le suspense, mais des actions opportunes de Gordon et un turnover de Hamish Stewart ont permis aux Wallabies de sécuriser leur avance.