Des allégations troublantes émergent : la Chine aurait potentiellement piraté les données cérébrales de plusieurs athlètes de renom, dont le tennisman Jannik Sinner. Au cœur de cette affaire, un bandeau électronique conçu pour améliorer la concentration et réduire le stress, mais qui servirait désormais d’outil d’espionnage pour le développement militaire.
L’origine de cette suspicion repose sur une enquête du site américain Hunterbrook. Celle-ci met en lumière la société BrainCo, une startup issue de Harvard, financée depuis près de dix ans par des entités gouvernementales chinoises. BrainCo est le fabricant du FocusCalm, un appareil utilisé par de nombreux sportifs de haut niveau pour optimiser leurs performances mentales. L’inquiétude grandit car, selon les informations recueillies, ces données cérébrales pourraient être exploitées à des fins militaires.
Ce dispositif, popularisé par des athlètes cherchant à affiner leur concentration et à maîtriser leur stress, aurait en réalité permis à la Chine d’accéder à des informations précieuses sur les ondes cérébrales des utilisateurs. L’enquête suggère que BrainCo collaborerait désormais avec des entreprises de robotique chinoises dans le but de « former les soldats du futur », laissant planer le doute sur l’objectif réel de la collecte de ces données biométriques.
Parmi les personnalités potentiellement concernées par ce vol de données, outre Jannik Sinner, figurent d’autres sportifs d’élite. La liste évoquée comprendrait la joueuse de tennis Iga Swiatek, le pilote de Formule 1 Charles Leclerc, et la skieuse Mikaela Shiffrin. Des équipes olympiques italiennes et certains joueurs de Manchester City seraient également cités.
L’affaire prend une dimension d’autant plus sidérante que BrainCo, décrite comme l’un des « Six petits dragons » de Chine, serait impliquée dans la fabrication de robots humanoïdes, notamment en partenariat avec des géants de la technologie comme DeepSeek, spécialiste de l’intelligence artificielle. Ces développements pourraient suggérer une stratégie globale visant à intégrer les avancées technologiques issues des données sportives dans le renforcement des capacités militaires chinoises.
Le Dr Riccardo Ceccarelli de Formula Medicine, partenaire de longue date de BrainCo, aurait indiqué que les données cérébrales collectées sont stockées dans le cloud de l’entreprise et ne sont jamais intégralement effacées. Une pratique qui renforce les inquiétudes quant à la pérennité et l’utilisation potentielle de ces informations sensibles.
Le FocusCalm est actuellement commercialisé sur le site officiel de la marque au prix de 241,95 euros, un coût qui contraste avec les potentiels enjeux géopolitiques et militaires soulevés par cette affaire. La question demeure : s’agit-il d’une nouvelle forme de science-fiction se matérialisant, alimentée par une propagande antichinoise, ou d’une réalité troublante aux conséquences encore insoupçonnées ?
À noter que l’enquête a été menée, entre autres, par le journaliste d’investigation Pablo Torre, connu pour son podcast.
Le lien de Sinner avec la Chine était déjà sous les feux des projecteurs avant le tournoi ATP 500 de Pékin, suite à sa présence en couverture du magazine Vogue China. Ce retour du célèbre magazine dans le pays après 13 ans d’absence avait déjà suscité des interrogations sur les motivations derrière cette mise en avant, allant de la simple opération marketing à une tentative d’attirer les faveurs du joueur.
La technologie de BrainCo, selon un rapport de la BBC datant de 2021, repose sur un algorithme d’intelligence artificielle capable de surveiller 1 250 points de données relatifs aux ondes cérébrales. L’application associée évalue les utilisateurs sur une échelle de 0 à 100, où 100 représente le plus haut niveau de détente.