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L’étude identifie le PTX-3 comme marqueur potentiel pour les dommages à longues covides et tissulaires

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Publié le 2025-10-02 21:45:00. Une équipe de recherche viennoise a identifié un biomarqueur sanguin potentiel pour les séquelles à long terme de la COVID-19, ouvrant de nouvelles pistes pour comprendre le syndrome de fatigue chronique.

  • Le PTX-3, une protéine de réponse inflammatoire, demeure élevé dans le sang des patients ayant souffert de COVID-19 sévère, même des mois après la guérison de la phase aiguë.
  • Ces niveaux élevés pourraient indiquer des lésions tissulaires persistantes, une activation immunitaire prolongée, ou même des résidus viraux du SARS-CoV-2.
  • Cette découverte pourrait aider à identifier les patients à risque de développer des complications post-COVID-19, y compris le syndrome de fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue chronique – EM/SFC).

Des chercheurs de l’Université médicale de Vienne ont mis en évidence l’importance de la pentraxine 3 (PTX-3) dans le suivi des patients atteints de COVID-19. Contrairement à d’autres marqueurs de l’inflammation qui reviennent à la normale peu après la phase aiguë de l’infection, le PTX-3 a montré une persistance notable chez les individus ayant connu des formes graves de la maladie. L’étude, publiée dans la revue *Frontiers in Immunology*, a analysé les niveaux de cette protéine chez 141 patients rétablis de la COVID-19, dix semaines et dix mois après leur infection, en les comparant à ceux de 98 personnes non infectées.

Les résultats révèlent que les patients ayant eu des symptômes sévères présentaient des taux de PTX-3 significativement plus élevés, et ce, même dix mois après la résolution de l’infection aiguë. « Nous supposons que des niveaux de PTX-3 plus élevés indiquent des mécanismes de réparation tissulaire en cours ou pourraient faire allusion à la présence de restes persistants de SARS-CoV-2 dans l’organisme », explique Winfried Pickl, co-directeur de l’étude. Rudolf Valenta, l’autre directeur de recherche, ajoute : « Le PTX-3 pourrait ainsi servir de biomarqueur pour les lésions tissulaires durables et/ou une activation immunitaire à long terme, entraînant d’éventuelles complications post-COVID-19. »

« Les scientifiques ont déjà lié l’activation immunitaire de longue durée due à des processus de réparation continus et à la présence de composants viraux résiduels dans l’organisme au développement de la COVID longue. Notre étude apporte des informations supplémentaires importantes sur ces mécanismes. »

Bernhard Kratzer, premier auteur de l’étude

Les protéines dites de phase aiguë font partie du système immunitaire inné et sont libérées rapidement lors d’infections pour combattre les agents pathogènes et gérer l’inflammation et la réparation. Si plusieurs de ces marqueurs sont généralement associés à des issues cliniques graves lors de la phase aiguë du COVID-19, leur persistance élevée chez certains patients suggère des mécanismes de récupération complexes et potentiellement incomplets. Ces découvertes s’ajoutent aux connaissances sur les causes possibles du syndrome de fatigue chronique, une condition qui affecte de nombreux individus après une infection virale.

Des recherches supplémentaires sont désormais nécessaires pour approfondir la compréhension de la physiopathologie de la COVID-19 et de ses conséquences à long terme, et pour confirmer ces résultats dans des études prospectives.

Source:

Référence du journal:

Kratzer, B., et al. (2025). Severe COVID-19 induces prolonged elevation of the acute phase protein Pentraxin 3. Frontiers in Immunology. doi.org/10.3389/fimmu.2025.1672485

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