Home Économie L’évaluation des entrepreneurs quant à la disponibilité du financement s’améliore, mais la prudence reste de mise :: Dienas Bizness

L’évaluation des entrepreneurs quant à la disponibilité du financement s’améliore, mais la prudence reste de mise :: Dienas Bizness

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Publié le 12 février 2026 à 13h08. Les entrepreneurs lettons affichent un optimisme mesuré quant à leurs perspectives de croissance pour les douze prochains mois, malgré une amélioration de l’accès au financement, selon une étude récente de Signet Banka. La prudence reste de mise dans leurs décisions d’investissement, influencée par un contexte géopolitique incertain et des contraintes administratives.

  • 51 % des entrepreneurs lettons ont pris connaissance des options de financement alternatives.
  • 70 % des entreprises prévoient de recourir à un financement pour soutenir leur croissance dans l’année à venir.
  • La sensibilisation aux opportunités offertes par les marchés des capitaux a presque doublé en quatre ans, atteignant 51 % en 2025.

L’enquête menée par Signet Banka révèle une évolution positive de la perception de l’accès au financement en Lettonie. Si 40 % des entrepreneurs estimaient en 2023 qu’il devenait plus difficile d’obtenir des prêts, ce chiffre est tombé à 25 % en 2025. Parallèlement, la proportion de ceux qui jugent l’accès au financement plus facile est passée de 3 % à 9 % sur la même période. Cette amélioration, bien que modeste en pourcentage, témoigne d’un changement notable dans l’environnement des affaires.

La majorité des entrepreneurs (70 %) envisagent de solliciter un financement pour financer leurs objectifs de croissance au cours des douze prochains mois. Parmi eux, 25 % prévoient d’allouer ces fonds à des initiatives de développement durable, tandis que 18 % souhaitent renforcer la résilience de leur entreprise face aux incertitudes géopolitiques actuelles. Malgré ces perspectives encourageantes, l’activité économique reste inférieure à son potentiel, la situation financière variant considérablement en fonction de la taille et de la localisation des entreprises.

Les petites entreprises et celles situées en dehors des grandes villes rencontrent plus souvent des difficultés à financer leurs activités avec leurs propres ressources. À l’inverse, les grandes entreprises, employant au moins 250 personnes, disposent plus facilement de fonds propres ou de prêts bancaires existants pour couvrir leurs besoins d’investissement. Les petites et moyennes entreprises (PME) continuent de signaler des obstacles significatifs à l’accès au financement : seuls 2 % estiment disposer d’opportunités très favorables, tandis que 15 % considèrent l’accès quasiment impossible.

« La prudence des PME n’est pas propre à la Lettonie. Selon l’Enquête sur l’accès au financement des entreprises (SAFE), menée conjointement par la Banque centrale européenne et la Commission européenne, en 2024-2025, la réticence des PME à solliciter des financements était principalement due au coût élevé des emprunts et à l’incertitude quant à l’évolution de la demande. Même si la disponibilité des financements s’est généralement améliorée, les entrepreneurs préfèrent souvent reporter leurs décisions d’investissement ou financer leur croissance de manière progressive, en conservant leurs réserves. »

Roberts Idelsons, président du conseil d’administration de Signet Bank

Les entrepreneurs qui rencontrent des difficultés pour obtenir un financement évoquent principalement la lourdeur administrative, la complexité des procédures de demande, les exigences élevées des institutions financières, ainsi que l’instabilité économique et politique mondiale. Ineta Done, membre du conseil d’administration de Signet Bank, souligne l’existence d’un double obstacle : une perception subjective de la complexité du système et des obstacles réels nécessitant des réponses politiques ou réglementaires.

« Ces facteurs combinés indiquent qu’il existe une barrière à double sens – d’une part, la perception subjective de la complexité du système, d’autre part – de véritables obstacles qui nécessitent une réponse politique ou réglementaire. Bien entendu, ces facteurs ne limitent pas directement l’accès au financement, mais affectent la volonté des entrepreneurs à prendre des engagements à long terme. »

Ineta Done, membre du conseil d’administration de Signet Bank

À l’inverse, ceux qui constatent une amélioration citent la plus grande disponibilité des programmes de soutien, tels que les fonds Altum et les initiatives de l’Union européenne, ainsi que l’intensification de la concurrence entre les prêteurs, y compris les acteurs non bancaires. Cette concurrence accrue a conduit certaines banques à adopter une approche plus souple et plus accommodante.

La sensibilisation aux options de financement alternatives continue de croître : 67 % des entrepreneurs connaissent les programmes ALTUM, 46 % sont au courant des autres dispositifs de soutien lettons ou européens. De plus, 46 % envisagent de lever des capitaux auprès d’investisseurs, 26 % étudient la possibilité d’émissions obligataires, et 28 % envisagent une introduction en bourse dans les prochaines années, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2023. Le marché des capitaux, autrefois perçu comme un instrument de niche, est en train de devenir une alternative de financement crédible et accessible pour un nombre croissant d’entreprises, comme en témoigne l’activité soutenue du marché obligataire en 2025.

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